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Mon cœur enflammé contre ta peau de givre
Dresse des monts d’ivresse aux nuances de cuivre
Que j’arpente, naufragé de la destinée,
Délesté des rêves de ta bouche butinés.
Sur tes flancs magnétiques, inondés d’argent,
Galopent les flammes des plastrons de géants,
Tels des enfers sous le voile or vif de ma vie,
Où tu roules dans les flots bruns de mon envie.
Le son brûlant de ta voix, blanche mélopée,
Tel un ru grondant sous la verte canopée,
Déchire l’hymen de mon fragile cortex
Sous les coups de butoir de terribles vortex.
Tes mains, doux parfum d’airelles, sont deux oiseaux vifs
Dépouillant l’automne de ses accents oisifs
Et, posé sur mon front baigné de vermeille,
Dépose une farandole de merveilles.
Ta chevelure profonde flotte au vent
Comme un océan d’ambre aux chants émouvants
Dont les vagues mutines transcendent l’ennui,
Chaloupent mes rêves et irisent mes nuits.
Quichotte
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