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Le parjure des tranchées

le lundi 02 mars 2015, à 00:00. Posté par MELIFICA


Tous les dimanches au Café de l'Eglise
Ils jouent aux carte entre prunes et cerises
Les meilleurs attendent le parjure des tranchées
Avec au moins une pièce d'or arraché.

Ils sont tous là,les handicapés au pied coupé
Les gazés, les hallucinés n'ayant plus leurs idées
Ils viennent voir le sans honneur détrousseur des morts.
Rapporter son forfait et le remettre encor


Rapporter toutes ses pièces d'or arrachées
De la doublure de l'uniforme haché
Par la mort. Sur leur corps parfois vivant encore.
Il allait recracher toutes ces pièces d'or.

Les fantassins les bleus aux molletières
Ils le battrait entre cartes et théieres.
Vaincu aux cartes il payait sa forfaiture.
A détrousser les morts il réglait la facture.

Méprisé, n'ayant pour seule obligation
Que de traîner son indigne carcasse!
Au Café! Dimanche que justice se fasse!
Sans un mot . Là! Au camp règle l'addition!

Méprisé tu resteras moins considéré qu'un rat.
Hélas les tiens ne font pas des chats.
Je ne règle de comptes avec personne.
Je ne fait que raconter la vraie vie en somme.

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commentaires ( 8 ) (Ajouter un commentaire)
charlesp le lundi 02 mars 2015, à 00:34
superbe

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le lundi 02 mars 2015, à 07:11
Bonjour mon ami,
Voici en effet un superbe poème qui nous fait nous interroger sur l'Histoire méconnue des hommes, sur l'Histoire tout simplement.
Et en filigrane, une réflexion sur l'orgueil ou le mépris, l'opprobe ou l'admiration pour, au choix, les héros ou les hommes de Devoir ou les pauvres bougres de la vie. Des hussards du Destin ? Parisien, il m'arrive parfois, dans nos campagnes, d'aller au café (et le dimanche, parfois !). Et d'écouter. Les banalités de la vie, dans ces lieux sont souvent considérés, avec un certain mépris comme ce que l'on appelle des "brèves de comptoir". Sans bien grand intérêt, il est vrai. Mais à côté de cela, il y a des choses simples mais authentiques qui se disent. Ce sont pour moi, "l'intello" (et en écrivant cela, c'est avec une tonalité péjorative que je me décris !) des leçons de vie. Nous ne somme pas ici dans des salons littéraires mondains, mais au coeur de la vie. Cette "vraie" vie qu'en fait, toi aussi, tu sais observer, dans ces cafés, le dimanche. On y entend, comme tu le souligne, la Justice faite soit de bon sens soit d'extravagance des hommes de bonne humanité. Merci pour ces vers, mon ami. Bonne semaine et bien à toi. Amitiés. Philip.

fokouajeancarlos le lundi 02 mars 2015, à 08:34
Bonjour. Le poème est bien monté, j'ai apprécié d'autant plus que l'histoire véhiculée nous plonge dans cette univers d'après-guerre et comme le dit si bien Philip dans les cafés français que je n'ai pas encore eu l'honneur de visiter. Mais puis-je encore affirmer cela puisque grâce à ce poème, je viens de côtoyer ces hommes du dimanche.
J-C

domidom le lundi 02 mars 2015, à 13:34
Un poème qui en dit long sur le comportement de certains humains.
Je relève une réflexion de Philip, (les brèves de comptoir).....
Chez nous, on les appelle...(Les commères des bistrot), ils parlent, parlent, et quelquefois, sous l'effet du trop plein, ils diffusent des informations, pas toujours réelles, mais qui souvent, colportent certaines vérités cachées et méconnues....
Native de la campagne, je connais bien ce genre de personnage, et c'est très souvent par eux, que l'on apprend (les leçons de la vie)...
Amitiés, Domie...

violette le lundi 02 mars 2015, à 15:59
ne racontez pas la vraie vie vous attristez les autres

Quercylibre le mardi 03 mars 2015, à 19:17
Cette histoire vraie je l'ai vécue dés l"âge de sept huit ans sur le banc de pierres devant l'église où les anciens de quatorze prenaient le soleil et en patois racontaient leurs calvaires , j'y ai aussi appris le patois ,ces bons vivants nous apprenaient toutes sortes d'insanités qui ne se disent qu'en langue d'oc et à un âge où le cerveau est une éponge j'y ai mis ma langue maternelle.
Tous les dimanches au café Lavaysse se déroulaient les fameuses parties de cartes aux quelles participait mon grand-père maternel un sacré fusil celui-là. Ancien soldat de quatorze avec médaille militaire et légion d'honneur excellent joueur de cartes il gagnait toujours et quelques fois laissait la partie à qui il voulait!
bien sûr les enfants n'entraient pas dans l'antre du jeu!
Lors d'un partage familial ,quelques dizaines de pièces d'or de toutes nationalités provenant de mon grand-père j'ai eu la preuve de la véracité de l'histoire que je vous ai mis en vers.
Et je vous donne l'explication de texte du deuxième vers du dernier quatrain...
Ayant dans ma jeunesse croisé le regard de la beauté des vingt ans d'une jeune fille vous avions l'habitude de les croiser plus souvent ... Un jour un vent cruel m'apporta l'histoire de son grand-père et malgré moi elle perdit de son charme . aujourd'hui c'est une femme très riche . Elle ne dois pas connaître cette histoire mais je crois que l'on écrit :"Les chiens ne font pas des chats"
Dans mon village les deux café n'avaient pas de commères de bistrots cela fait faubourg de grande ville les histoires se réglaient aux cartes ou au fusil! Je songe au poème de Bach, à la vie de Léopol pas triste non plus!

quercylibre melifica le lundi 29 juin 2015, à 19:51
J'ai envie de monter aux barricades pour défendre la liberté individuelle .
On ne pense pas à la place des autres!
"commentaire"

quercylibre . melifica le mardi 15 septembre 2015, à 06:15
Analysez le commentaire de violette qui est injurieux pour la liberté de penser de chacun .

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