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Tout est gris, tout est froid, tout est triste à mourir ;
L’hiver n’en finit pas, voilà trois mois qu’il dure !
Chacun rêve de voir s’éveiller la nature,
Le ciel se dégager et les prés refleurir.
Et puis, un beau matin, sortant de nulle part,
Des coccinelles ont colonisé mes vitres,
Le soleil est venu réchauffer leurs élytres
Et les ressusciter avant leur grand départ.
Plus tard, dans le jardin, nous les retrouverons :
J’imagine déjà l’insecte qui se pose,
Escalade à son rythme une tige de rose
Dans l’espoir d’y trouver un mets de pucerons.
Mes craintes, grâce à toi, cessent sans coup férir,
Bonne bête à bon Dieu, merci de ta venue ;
Revoici le printemps, ma peine s’atténue :
Le ciel s’est dégagé, les prés vont refleurir.
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