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Elle n’emporte pas sa corne d’os comme une besace
Comme fait le dromadaire qui marche en caravane
Et fait fortune parmi les sables du désert
Sa corne qui est faite d’os recèle une menace
Elle n’est pas faite des feuilles sèches du tabac
Tels ces barreaux de chaises venus de la Havane
Que roulent dessus leurs cuisses les femmes de Cuba
Elle n’est pas comme un cierge que la flamme consume
Ni comme la vague qui déferle blanche d’écume
Elle est comme la flamme dont la venue parfume
Elle est comme une antenne ou un paratonnerre
Elle est nue comme la femme quand elle sort de l’onde
Et elle reçoit les ondes venues du bout du monde
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