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' Pour les Femmes d'Afghanistan '

le dimanche 08 mars 2015, à 08:05. Posté par Ivydall (auteur : Sheema Kalbasi)


    En cette 'Journée de la Femme', une pensée pour toutes celles, en Afghanistan ou ailleurs, qui ont tout juste le droit ,et encore, d'exister en tant que femme.


    Sheema Kalbasi

    "Le poète, écrit en quatre langues et écrivit son premier poème à l'âge de huit ans.
    Ses œuvres ont été traduits et publiés dans des anthologies variées, journaux littéraires et magazines en ligne. Ses poèmes, "Pour les Femmes d'Afghanistan" et " Maman en guerre ", ont attiré de la critique. Elle a voyagé fréquemment et réside dans plusieurs pays depuis son plus jeune âge.
    Aujourd'hui elle vit aux USA .

    Pour les Femmes d'Afghanistan..

    Tandis que je marche dans les rue de Kaboul,
    derrière les fenêtres peintes, il y a des cœurs brisés, femmes brisées
    Si elles n'ont pas de famille mâle pour les accompagner,
    elles meurent de faim en mendiant du pain;
    les enseignantes, médecins et professeurs d'autrefois,
    ne sont aujourd'hui , que des maisons ambulantes affamées

    Ne goûtant même pas à la lune, elles portent leurs corps dans leur cercueil de voile
    Elles sont les pierres à la fin de la file...
    leurs voix ne sont pas autorisées à sortir de leur bouches sèches.
    Les papillons qui volent n'ont pas de couleur dans les yeux des femmes Afghanes
    car derrière les fenêtre colorées, elles ne voient que les rus voilées de sang
    et ne peuvent sentir le pain du boulanger ,
    car l'odeur des corps de leurs fils, exposés, couvre tout autre odeur
    et leurs oreilles ne peuvent rien entendre, car elles n'entendent que leurs ventres affamés
    pleurant par dessus les voix silencieuses, à chaque son de tir et de terreur.
    Remède pour l'Amnistie réduite au silence amer, le bain de sang de la vie d'une femme Afghane
    sur des phrases sans limite appelant à l'aide
    tandis que les voix se détachent, non pas en sortant, mais opprimant la fin tragique de leur vie.

    "Femme, êtes-vous les violettes brunes de mars ?
    J'ai vu un ange dans le Miramar
    J'ai sculpté et sculpté, jusqu'à que je l'ai libéré "
    -Michelangelo -

    Mon utopie brossa un courant inhabituel,
    transformé en une circulation autobiographique
    de chance diabolique mal placée.
    En tant que femme aujourd'hui
    je n'ai jamais eu beaucoup de fruit, de bonheur

    L'ambition de mes parents... ne pas me voir cacher mon corps aux fenêtres peintes.

    Des hommes non identifiés, sans visages, décider de mon existence

    Ma voix …un acte recordé
    Je suis un moineau qui sautille
    …......Demain peut-être
    derrière le voile
    la chair mourra
    toute la douleur et le chagrin
    d'être une femme en Afghanistan

    en l'an zéro, zéro, zéro

    J'ai essayé, essayé,
    de mettre de huile chaude sur les cellules qui pleurent
    de mon corps
    Au dedans
    seulement, au dedans
    l'huile brûlante
    c'était les maisons empoisonnées des vœux !

    Un champignon dans la vaste cité de l'univers
    a essayé de passer à côté du mourant
    la tête la première puis le pain trempé
    vient

    Passant d'une époque à l'autre
    Jouant vivement avec la mort
    Je meurs pour mourir et vis pour vivre
    Si seulement je pouvais vivre
    une vie noble.







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commentaires ( 6 ) (Ajouter un commentaire)
Ivy le dimanche 08 mars 2015, à 08:09
Texte traduit de l'anglais pour l'exposition "L'humanité au Féminin",
organisé par l"association 'Mères Pour la Paix' dont je suis membre du Comité de la Vallée de l'Eure; crée dans mon village.

Le Comité de la Vallée de l'Eure a choisi d'aider à la scolarisation des filles en Afghanistan car c'est l'un des pays où les droits de la femme sont les plus bafoués.

violette le dimanche 08 mars 2015, à 10:25
merci ivy

Guy le dimanche 08 mars 2015, à 10:59
Merci Ivy pour la traduction de ce texte terrible !
Même le mot folie semblerait une excuse pour ceux qui traitent nos soeurs humaines sans un atome d'humanité.

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le dimanche 08 mars 2015, à 12:06
Moi aussi je te dis merci, ma chère Ivy, il ne faut jamais laisser s'installer l'indifférence, la méconnaissance, l'oubli. La dignité humaine, c'est aussi n'avoir qu'un simple pensée de compassion envers celles qui souffrent dans leur chair et dans leur dignité. Rien qu'une pensée pour elles c'est déjà beaucoup. Merci, merci, merci. Amitiés et kissous. Philip.

domidom le dimanche 08 mars 2015, à 16:25
Une pensée profonde pour ces pauvres femmes, personne ne peut seulement supposer leur souffrances....
Merci pour ce bel hommage...
Bisous, Domie...

Ivy le dimanche 08 mars 2015, à 21:23
Merci Violette, Guy, Philip et Domie, de vos commentaires et de vos pensées envers ces femmes.
Guy, merci aussi de ce terme," nos sœurs humaines". Il m'est arrivé assez souvent, de dire, en réponse à ceux qui me parlent des droits de la femme, que l'on devrait commencer par parler de nos droits en tant qu'êtres humains !
Amitiés et bises à tous

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