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Message à l'infidèle

le mardi 10 mars 2015, à 23:33. Posté par René


    Tel le vieil empereur de Chine
    qui commanda que son armée
    fut ensevelie avec lui,
    j'aurai, pour garder chaud mes os,
    mes enivrances passagères,
    mes rêves fous, mes passions brèves,
    mes vieux péchés voluptueux,
    mes désirs -neufs d'être ignorés-
    tous ces souvenirs par milliers
    qui sont déjà partis m'attendre.
    Et l'amour que tu repoussas,
    que j'ai gardé pour moi tout seul
    et qui partagera ma mort
    comme il ensoleilla ma vie.
    Ainsi, quand je ne serai plus,
    tu seras toujours près de moi,
    riante et jeune à tout jamais
    pour vivre notre éternité.


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commentaires ( 5 ) (Ajouter un commentaire)
Micheline 1940 le mercredi 11 mars 2015, à 08:42
Réellement magnifique ! Je vous envie, René, d'écrire d'aussi belles rimes, émotionnantes à souhait, et me voilà récompensée à cette lecture attachante !
Merci, cher Poète !
Bonne journée en amitié !
Mi.

mamine le mercredi 11 mars 2015, à 09:31
bonjour

juste de passage, mais je suis très satisfaite d'etre attiré dans votre page par ce poeme magnifiquement écrit
bon courage pour la suite
Rosa

domi le mercredi 11 mars 2015, à 10:35
très beau en effet !
j'aime beaucoup ces 2 vers, si justes :
"et qui partagera ma mort
comme il ensoleilla ma vie".
merci René...
domi

Micheline 1940 le mercredi 11 mars 2015, à 12:14
En relisant vos jolis poèmes, "Je sais" a fait ressurgir ce texte de Jean Dabadie et Philippe Green que je vous donne ici Il faut l'avoir écouté récité par Gabin pour en apprécier tout le charme gouailleur teinté d'émotion Bonne écoute à vous, cher René ! M
==========

Quand j’étais gosse, haut comme trois pommes,
J’parlais bien fort pour être un homme.
J’disais : " Je sais … Je sais … Je sais … Je sais … "
C’était le début, c’était l’printemps.

Et quand j’ai eu mes dix-huit ans
J’ai dit " Je sais, ça y est, cette fois je sais ".
Et aujourd’hui, les jours où j’m’retourne
J’regarde la terre où j’ai quand même fait les cent pas
Et je n’sais toujours pas comment elle tourne.

Vers vingt-cinq ans j’savais tout
L’amour, les roses, la vie, les sous.
Tiens oui, l’amour j’en avais fait tout l’tour
Mais heureusement comme les copains
J’avais pas mangé tout mon pain.

C’que j’ai appris, ça tient en trois, quatre mots :
Le jour où quelqu’un vous aime
J’peux pas mieux dire :
Il fait très bon, il fait très beau.

C’est encore c’qui m’étonne dans la vie
Moi qui suis à l’automne de ma vie
On oublie tout : les soirs de tristesse
Mais jamais un matin de tendresse.

Toute ma jeunesse j’ai voulu dire " je sais "
Seul’ment plus j’cherchais et moins j’savais
Y a soixante coups qu’ont sonné à l’horloge
J’suis encore à ma fenêtre, j’regarde et j’interroge
Maint’nant je sais, je sais qu’on n’sait jamais.

La vie, l’amour, l’argent, les amis et les roses
On n’sait jamais
Ni la couleur des roses
C’est tout c’que je sais
Et ça, j’le sais.


Jean Gabin (1974)
Paroles de Jean Dabadie et Philipe Green

domidom le mercredi 11 mars 2015, à 21:19
Une foule de beaux souvenirs, mais pourtant, on peut y voir et y ressentir un message de souffrance...
Au plaisir...
Amitiés, Domie...

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