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un coulis de musique
dévale l’escalier du passé
notes tristes notes folles
érodées par le temps fou
parfum d’oreilles effeuillées
enrubanné de souvenirs
quinze ans et la première valse
et puis d’autres pas d’apprenti
concert d’énigmes lointain
pavé de noms d’apparat
où il faut se mettre à mille
pour livrer la mélodie
troubadours de tout temps
à l’originalité réinventée
inspirés par les humeurs
des uns et des autres
coule en mon oreille
roucoule en mon sein
nourris-moi, abreuve-moi
d’états d’âme extasiés
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