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par un matin béat
attiré par un écho pervers
je me suis éloigné
telle un rumeur maligne
qui se répand
aux quatre coins de l’être
pleurer l’abandon
flairer l’arnaque
ruminer ses fautes
plus rien ne bouge
avancer devient surhumain
je meurs en mes feuilles
en arc-en-ciel de parade
chaque tranche de jeunesse
m’éloigne de l’enfance
à fleur d’eau, j’ai grandi
tête raisonnable, je suis devenu
à chair d’âme, j’ai vécu mes sept vies
un soir de pleine lune
je me suis fondu dans le noir
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