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Je Suis Néo- Nazi 2 : Egalité Et Charlie

le mercredi 18 mars 2015, à 14:19. Posté par Loïc




    C’est jour de deuil au bunker. Le 7 Janvier, il y a eu Charlie Hebdo, et puis le lendemain matin, Papa s’est fait serrer pour une bête histoire de cocktails Molotov utilisés pour améliorer l’éclairage de nuit d’une synagogue. Il y a un rapport, mais avant de vous l’expliquer, je tiens à dire une chose qui a son importance : Papa n’est pas spécialement anti-Juifs, malgré tout ce que vous avez lu dans mes explications de la dernière fois. Non, il met les Arabes à égalité avec eux, ce qui est une belle preuve d’ouverture d’esprit, surtout quand on sait à quel point il déteste les Juifs. Papa il dit toujours : « Nous ne sommes pas racistes. Un raciste, c’est quelqu’un qui pense qu’une couleur de peau est au-dessus d’une autre, et qui prend n’importe quel prétexte pour le montrer, qu’il l’avoue ou pas. Nous, pas du tout : comme on est blancs, donc sans couleur, on ne peut pas être racistes. On est donc au-dessus de ces races, qui elles par contre sont racistes envers nous, regarde aux infos de TF1 ou BFMTV tout ce qu’elles nous font. Il faut alors essayer de se débarrasser de ce racisme par tous les moyens, même nocturnes, pour qu’au bout on soit tous entre gens non-racistes, et là le monde sera meilleur et beau. » Mon Papa, je l’adore quand il dit les choses aussi simplement et avec des idées aussi claires ; on sent qu’il a longuement parlé avec plein de non-racistes intelligents.

    Sauf que là, il y avait Hermann (Hermann c’est mon petit frère, il a 8 ans) qui jouait dans le salon avec un Panzer en plastique qui fracassait une mosquée en Lego, et il a dit soudain : « Mais Papa, on n’est pas vraiment blancs, on est un peu roses. Ça compte pas comme une couleur ? » « Hermann, a dit Papa, il ne faut pas dire que nous sommes une couleur, que je n’entende plus jamais une bêtise pareille, c’est juste que le soleil nous bronze un peu ». C’était la première fois que j’entendais Papa dire que le soleil de Calais nous bronzait ; c’est vrai, ce serait assez dur à cause du parapluie qui protège la tête, mais bref : Hermann a continué, tout en courant dans le salon en faisant voler un Messerschmitt : « Rose c’est une couleur-euh, rose c’est une couleur-euh », et Papa lui a fait copier deux fois la biographie de Jean-Marie Le Pen, qui est assez longue, surtout la partie avec les procès sionistes. Mais Hermann a eu de la chance, parce que ça aurait pu être celle d’Hitler. Il a aussi de la chance que Papa ne pinaille jamais sur ses fautes d’orthographe ; il lui dit toujours « Je te fais confiance ». Enfin, Papa a plus tard félicité Hermann, a terminé avec lui la destruction totale de la mosquée en Lego pendant que Maman nous regardait du seuil de la cuisine avec un sourire ému, et l’incident était clos.

    Ça c’était donc un exemple qui prouve que Papa peut détester avec impartialité, mais il y en a d’autres. En voici un récent…

    A la Noël 2014, un ami de Papa lui a offert un Coran, pour rire, parce que les amis de Papa sont souvent très forts en blagues, mais un jour je vous montrerai la tête qu’a fait Papa (Maman l’a pris en photo) : c’était à peu près la même que chaque fois que la police vient l’arrêter. En général ça se passe bien avec les policiers, parce qu’avec le temps ils ont fini par se connaître, et souvent quand ils viennent emmener Papa, Maman leur prépare un thé, ils rigolent dans la cuisine et ils parlent de leurs enfants ; même que Maman leur a demandé une fois de penser à prévenir avant de passer, pour être plus présentable et faire un gâteau. Mais malgré toute cette convivialité, vous vous doutez bien que comme Papa a plein de boulot et de projets en cours, il n’aime pas aller six mois en taule, ça lui fait prendre du retard et après il faut le rattraper, et ce n’est pas facile, même s’il a beaucoup de temps libre parce qu’il est toujours au chômage.
    Donc bref, je reprends, le coup du Coran a jeté un froid, et le copain tapotait Papa et disait « Mais alleeez, Jean-Marie, rigole ! » sauf qu’en vrai il avait l’air embêté. Il y avait de quoi, ce n’était pas si drôle que ça comme blague, Papa est quand même le gars qui va pendre des chiens aux lampadaires devant les mosquées, alors il faut un peu tenir compte de sa sensibilité ; on n’est pas des brutes, quoi. Là Papa, il est allé décrocher son manteau, le visage pas content, et Maman lui a demandé s’il allait vraiment sortir comme ça un soir de Noël en ignorant toutes les valeurs familiales, et Papa a dit très vite qu’il allait profaner un truc et qu’il serait de retour avant le petit déjeuner. Maman lui a répliqué qu’on n’était pourtant pas le premier samedi du mois, mais Papa est parti quand même sans répondre, et quand il a claqué la porte blindée (600 kilos, c’est lourd), ça a fait trembler l’immeuble, ça a décroché la croix gammée du salon qui venait du Berghof achetée sur un site qui n’existe plus, et ça a réveillé Hermann qui était au dodo et qui s’est mis à pleurer. Hermann, il a le sommeil très fragile ; il n’y a que les sirènes de police qui ne le réveillent plus.

    Et voilà, déjà ça ce n’était pas un beau Noël, peu importe qu’ensuite Papa nous ait montré aux infos tout ce qu’il avait fait pendant la nuit, tout seul, en utilisant juste un pistolet à peinture avec du sang de cochon dedans. Mais en plus, deux semaines plus tard, le 7 Janvier 2015, il y avait…

    Charlie Hebdo. Et ça…

    … Ça, Papa l’a trop mal pris. Maman lui disait pourtant « Mais mon doudou, c’est bien, tu vas voir, tout le monde va lyncher les Arabes et on aura Marine en 2017 », mais Papa était comme un fou et toute la douceur et le bon sens de Maman ne pouvaient le calmer. Parce que lui, il disait que c’étaient les sionistes qui avaient organisé tout ça avec l’aide des Francs-Maçons de la CIA pour discréditer les musulmans, et que peu importe qu’il ait toujours voulu envoyer au grand large l’ensemble des Arabes sur un seul kayak (mais moi je pense qu’il s’ennuierait drôlement sans eux), il n’allait pas se laisser manipuler par les médias vendus à la LICRA. Papa, il sait voir au-delà des apparences, c’est quelqu’un de profond et on ne lui fera pas prendre un turban pour une kipa ; et ça, c’est parce qu’il sait plus de choses que la plupart des gens, vu qu’il a redoublé toutes ses classes depuis la moyenne maternelle jusqu’à la 3e (après, il n’a pas pu faire ses six ans de lycée, il était occupé à Fleury-Mérogis). Et Papa il disait à propos de l’attentat : « Sérieusement, même si ce sont des Arabes, quel crétin d’abruti ferait tomber sa carte d’identité ??? ».

    Alors, comme il était sûr que c’étaient les youpins qui avaient fait le coup en manipulant des Arabes et en les piégeant ensuite, il est allé ce soir-là lancer deux-trois cocktails Molotov sur une synagogue, malgré Maman qui lui disait qu’il ne suivait pas la mode du moment, qu’il fallait juste attendre un peu pour les synagogues que ça revienne, qu’il devrait plutôt faire une mosquée comme tout le monde et qu’il allait s’isoler politiquement des frères. Et Papa, il aurait dû écouter Maman ; parce que le lendemain matin, on a entendu la sirène (je pense qu’ils avaient changé de modèle, ce n’était pas tout à fait le même son qu’avant, et je sais bien qu’on ne discute pas les goûts et les couleurs mais je préférais l’ancien), et Maman n’a même pas eu le temps de se faire belle que les flics sonnaient pour coffrer Papa : pendant l’assaut de la synagogue, il avait mis le feu à son pantalon avec un des cocktails Molotov, et en se débattant pour l’éteindre il avait fait tomber sa carte d’identité.

    Et là ça s’est moins bien passé que d’habitude, vu qu’un des policiers était nouveau et avait une couleur de peau qu’on ne voit pas la nuit, et même si ses copains ont essayé de le présenter en entrant, ça n’a pas suffi. Il a fallu sangler Papa et l’emporter à l’horizontale, et Maman a ensuite soupiré que ça allait beaucoup mieux avant sans ce genre de provocation.

    Donc vous voyez, j’ai bien compris que tout le monde a retenu des choses différentes de cet attentat du 7 à Charlie Hebdo, mais pour moi ça a voulu dire que j’ai perdu mon Papa à cause de tout ça, bien que Maman ait essayé plus tard de me consoler en me disant que quand il sortira il pourra enseigner à mes enfants Mein Kampf ou Houellebecq (même si Papa dit toujours qu’on ne peut pas comparer le génie à l’opportunisme) et sans doute aux enfants d’Hermann aussi, peu importe le changement de couleur des cheveux de Papa dû aux nouvelles lois répressives à l’américaine instaurées par l’israélo-portugais Manuel Valls suite à l’attentat.

    Mais quand je me souviens d’une autre époque où les éclats de rire des policiers résonnaient dans la cuisine autour du thé de Maman sur la table en formica éclairée par les flèches du soleil à l’aube, pendant que Papa boudait dans le placard à balais parce qu’il ne voulait pas partir avec eux, je me dis moi aussi que c’était mieux avant. Alors oui, on a le 1178 de Charlie Hebdo accroché dans le salon à côté de la croix gammée du Berghof, Maman a même mis des jolies fleurs dessous et les change tous les trois jours ; oui, les Arabes prennent tellement cher qu’on peut avoir confiance que la prochaine fusillade se passera dans une épicerie de nuit plutôt que dans un supermarché juif ; oui, Marine Le Pen monte si vite et si haut que comme dit Maman, on dirait une fusée bloquée en cinquième ; mais tout ça ne me regarde pas tellement.

    Je voudrais juste mon Papa, pour qu’il me dise encore comment rendre le monde meilleur et beau, parce que moi, je ne sais pas.


    Jeudi 29 Janvier 2015

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commentaires ( 15 ) (Ajouter un commentaire)
fokoua jean carlos le mercredi 18 mars 2015, à 15:45
Belle histoire qui m'a bien tenu en haleine.
J-C.

violette le mercredi 18 mars 2015, à 17:05
ben voilà moi aussi je vais aller en taule à cause de vous
bon on va faire une coupe à Houellebecq
je peux vous prêter une bible pour le prochain épisode
faites gaffe quand même ici même on m'a traitée de djihadiste
pour rendre le monde intelligent il faut écrire comme vous et moi
je connais des juifs arabo, ma fille a été punk, islam, et tout quoi
la guerre c'est tous les jours
bon à samedi au parloir
mettez votre burka, je vous embrasserai

pour jean carlos le mercredi 18 mars 2015, à 17:06
je ne vous retrouve pas, je suis nulle
pardon encore pour mon envahissement je réfléchis toujours après moi

patrick le mercredi 18 mars 2015, à 18:32
Je ne me sens pas du tout Charlie mais pas du tout et il y a souvent du soleil sur Calais. Encore des préjugés.

domidom le mercredi 18 mars 2015, à 21:34
La suite n'a pas tardé...
Et c'est bien ainsi, on reste dans le même rythme....
Que voilà un Papa extraordinaire, quoi qu'il se passe, il est toujours prêt à rebondir....
Attention à Marine, actuellement, elle monte, monte, monte dans les sondages....
(Et Papa, qu'est-ce qu'i en pense?)...
A bientôt, j'espère qu'il y a une suite, car ces lectures me tiennent en haleine....
Amitiés, DomiE...

Micheline 1940 le jeudi 19 mars 2015, à 06:14
Bonsoir Loïc !
Je me suis installée confortablement, pour passer un agréable moment qui fut aussi drôlatique et profond que le précédent, goûtant avec gourmandise votre style et le sujet !
Et en me mettant à la place de l'enfant, j'ai trouvé émouvant cette assertion qu'il met, sur le premier texte en bout de paragraphe, à propos de son père : " C'est aussi pour ça que je l'aime" … L’amour d’un enfant pour ses parents, c’est bien touchant ! N’est-ce pas ?
Il nous faut illico une suite, car nous serions bien tristes, autrement !
Donnez-nous du bonheur !
Bien amicalement, M .

Guy le jeudi 19 mars 2015, à 07:36
Comme dit l'enfant, certains savent "rendre le monde meilleur et beau" en pratiquant avec bonheur l'humour et la dérision.
Merci Loïc

Petit Heinrich (Philip) le jeudi 19 mars 2015, à 10:20
Mon Tonton Loïc,
Oh, j’aime bien lire tes belles leçons d’humanisme. C’est un mot que mon grand frère y m’a appris y m’a d’ailleurs dit que comme beaucoup de gens, y faut se méfier des mots en isme. Mais pas tous. Sur une feuille de papier y m’a fait deux colonnes. Une avec les ismes pas bien : utopisme, socialisme, communisme, anticléricalisme, djihadisme, sionisme. Et une avec les ismes bien : racisme, facisme, nazisme, antisémitisme.
« Apprends-là par cœur » y m’a dit mon grand frère, pour pas faire d’erreur quand t’en parle dans la cour de récré.
Ton papa, dis-donc, y prend des sacrés risque pour défendre les valeurs de notre civilisation attaquée de toute part par des ennemis de la liberté. Pour me mêler à la conversation à table sur ce sujet, j’ai voulu faire mon intéressant pour que Papa et maman soient fiers de moi. Dans le bouquin de filo de mon grand-frère, j’ai vu que des bon français (je me fie au nom de famille, maintenant, comme nous le conseille papa) comme Montesqueue ou Voltaire avaient fait beaucoup pour notre beau pays, du temps où tout le monde avait encore la peau bien blanche. Papa je crois qu’il a rougit quand je lui ai parlé de ces grands homme. Il a coupé court à la discussion en disant « De toute façon, tout ça c’est la faute aux livres qui colportent des mensonges ». A part le dernier livre qu’il a lu. Ca devait être un livre très fort, parce que j’ai pas tout compris ce que papa disait (moi les mot compliqués j’ai du mal) mais il disait que ce livre ça allait leur « cloué l’bec » ! Donc, papa il a dit que bientôt on brûlera tous les livres. Papa y dit que le Fürher aussi il avait fait bruler plein de livres. Tu as écris, tonton, que (malheureusement) les juifs y z’étaient très intelligents. Mais pas tous : Il y en avait des bêtes ! Alors les bêtes y z’ont voulu récupérer les livres qui brûlaient (on leur avait pourtant dit que ces livres, surtout ceux de Kafka, Stefan Zweig, Freud c’était du poison) et y z’ont brulé avec. Ca c’est un copain de parti de papa, très cultivé qui lui a dit. Il est prof d’Histoire. Mais j’aurais pas voulu l’avoir comme prof. Il faisait trop réviser ses élèves, un vrai bourreau. Même qu’on dit qu’il a été condamné par les juges pour trop de révisionnisme (moi ça me barbe les révisions, alors c’est un mot en isme que j’aime pas trop. Mais mon grand frère y me dit « Tais-toi, tu sais pas encore ce que ça veut dire ce mot. Mais tu le sauras bientôt quand tout le monde aura ouvert les yeux et aura voté à plus de 50% pour le Parti !).
Donc, mon tonton, tu le vois, nous aussi à la maison on s’amuse bien. Mais, grâce à mon grand-frère qui est très intelligent – c’est normal il a redoublé 3 fois sa 5ème – il dit qu’il élève le niveau. D’ailleurs il a dit à papa d’arrêter son abonnement à Minute, que maintenant on a gratuitement les mêmes infos à TF1, BfmTv. D’ailleurs y nous dit que les journalistes de la télé sont sans doute des transfuges (je sais pas ce que ça veut dire) de Minute.
Et puis y a pas que les infos à la télé. L’autre jour, j’ai entendu mon grand frère qui disait à un des responsables du parti, « qu’heureusement il y avait la télé-réalité, les pipeules, et que ça endormait les gens et que c’était tant mieux ». Moi, papa, quand y voit Nabilla avec ses gros seins, ça l’endort pas. Même que maman elle râle et lui dit « c’est pas comme ça que tu vas terminer de lire Mein Kampf, t’en a même pas lu plus de 30 pages. Abruti ! Va faire ton loto, si tu rapportes des tunes, au moins tu te rendras utile ».
Pourtant mon grand-frère y dit que Mein Kampf c’est facile à comprendre. Y m’a lu un extrait qui disait «
« Le rôle du plus fort est de dominer, non point de se fondre avec le plus faible, en sacrifiant ainsi sa propre grandeur. Seul, le faible de naissance peut trouver cette loi cruelle » Alors, qu’y me dit, quand on a grandi sous le soleil qu’à force on a la peau basanée ou toute noire, on se déshydrate et que même on se déshydrate aussi le cerveau. Alors on devient faible. » Il est très fort en dialectique (encore un mot que je comprends pas trop) mon grand frère (en anglais ça se dit Big Brother. C’est le héros d’un roman ou le grand frère, dans un pays il s’occupe de tout, les gens y z’ont même plus à penser. Ca doit être chouette !).
Enfin, voilà les dernières nouvelles mon tonton. Ce soir, papa y m’emmène exceptionnellement en virée près de la synagogue. J’ai un peu la trouille de ce qu’ils vont faire. Y m’a dit « on va juste pisser sur le mur de la synagogue » pour se venger que pour nous la vie est dure mais que les ioupains eux y z’ont des supermarchés Pas Cher, même que par colère il y a deux mois un africain il a pêté un câble et leur a donné une petite leçon.
« ça tombe bien que ce soit pas un français blanc qui ait fait ça » y me dit mon frère. Et là j’ai été fier de montrer à mon frère cultivé que moi aussi j’étais bon en français : « Ah, Adolf – mes parents l’ont prénommé comme ça ; y dit que c’est quand même dur à porter – t’es en faute, t’as fait un pléonasme, un français ça doit être blanc ! »
« Hélas, en principe ! » qu’y m’a dit, regarde la petite chatte de la voisine, dans la portée qu’elle a mis bas, y avait un chaton tout noireau. C’est comme ça que si on fait pas gaffe, la pureté de la race va s’abatardir ! » .
Ben alors, pourquoi tous les arabes nous traitent de bâtards. C’est le monde à l’envers comme dit la candidate FN qui se présente dans le canton de Ville-en-Bray dimanche prochain. Elle a du bon sens, cette candidate. Normale, elle est charcutière. Elle a que des français qui ont de bons goûts culinaires dans sa charcuterie.
Ah, nous vivons quand même dans un monde agréable s’il n’y avait pas toute cette vermine et même ces juges (de gauche, bien sûr !) qui, me dit encore mon grand-frère, connaissent même pas leur code Pénal et à la moindre petite plaisanterie, quand on se lâche un peu trop, te condamne pour incitation à la haine raciale.
Je te dis à bientôt mon tonton Loïc. Je t’ai surtout parlé de mon grand-frère – je voudrais lui ressembler – passque Papa je crois qu’il suit juste le mouvement. Il fait ce qu’on lui dit de dire et que de toute façon tout ce qui nous arrive c’est depuis que les allemands y z’ont perdu la guerre. Heil, mon tonton ! Ton petit Heinrich qui est fier de toi.

violette le jeudi 19 mars 2015, à 11:02
Heinrich ça suffit là
on n'est pas là pour rigloser
va étudier ta Thora thora pas

Petit-Heinrich le jeudi 19 mars 2015, à 13:05
Ah, si toi aussi tu t'y mets, Tata Violette ! Mon copain Samuel (enfin c'est pas vraiment mon copain, on se demande pourquoi il est dans le collège d'excellence privé "Philippe PETAIN" où mes parents m'ont mis") il arrête pas de me dire "si tu passe ton temps à lire les BD de "Mais où est passée la Waffen SS", "la Waffen en vadrouille", thora jamais de bonnes notes ! Mais si je travaille. Même que moi, je salsifie pas l'histoire, c'est pas bien les salsifica....ah, c'est mon seveu sur la langue....les falsificateur qui détourne l'histoire, je suis pas comme eux, je révise mon sionisme, moi ! Pas comme mon Tonton Philip, ce trotte-kiss qui va nous faire venir les Tchéchènes à notre portes. On le connait avec ses airs insidieux où il nous fredonne de la saoule musique comme "Chain, chain, chain !".

tata le jeudi 19 mars 2015, à 14:33
Heinrich c'est collège privé d'excellence
mets ta kippa et tes dreadlocks

Loïc le jeudi 19 mars 2015, à 16:17
Bonjour à tous et merci pour les coms ! Sous peu je m'y remets aussi.

Pour l'instant je ne vais pas avoir le temps de répondre en détail à tout le monde (ah, Philip, Heinrich va attendre un peu) mais je vais juste clarifier certaines choses afin d'être sûr de ne pas être mal compris avec ma série de "Je Suis Néo-Nazi", qui continue, avec le 4 en préparation.

D'abord je suis anti-raciste primaire ; on peut changer dans la vie, mais ça, pour l'instant, ce n'est pas négociable pour moi.

Ensuite, ma joyeuse famille de timbrés (qui, comme je le dis dans l'épisode 1, est inspirée d'une vraie famille, celle d'un élève que j'ai eu en 2009) est bien entendu navrante, mais j'ai essayé volontairement de la rendre attachante aussi, ne serait-ce que parce que diaboliser la bêtise ne suffit pas : j'aime bien essayer de la saisir dans une certaine complexité.

Pour ce qui est de cet épisode 2 : deux précisions.

1) J'ai trèèèès longuement hésité à utiliser le nom de Houellebecq à la fin. Je SAIS que son dernier bouquin "Soumission" n'est pas VRAIMENT raciste. A la place, j'ai mis Zemmour, qui lui est un pourri de premier choix. Mais au final, Houellebecq est revenu remplacer Zemmour dans mon texte parce qu'il est absolument évident que "Soumission" est si subtil qu'il ALLAIT être pris comme un cri d'alarme contre les musulmans par toute une frange de la population, donc allait ratisser très large au niveau des ventes comme un test de Rorschach où tout le monde y voit ce qu'il veut ; et ça, pour moi, c'est de l'opportunisme. Notez cependant à la décharge de H qu'il a tout fait pour cesser la promo de son bouquin après Charlie Hebdo : mais bon, elle était déjà faite, la promo...

A propos de Charlie Hebdo, et je le dis en particulier à Patrick : ne pas être au moins un peu pour Charlie, c'est difficile ; bien sûr c'était une bande d'irresponsables affligeants, aucun doute, qui ont vastement aidé la cause du fascisme islamiste, de la radicalisation des doux, et du terrorisme dans des proportions qu'on ne peut même pas encore calculer (qu'on ne pourra sans doute jamais), mais est-ce qu'on ne peut pas avoir pitié quand même ? Est-ce qu'être bête mérite la peine de mort, peu importe leur irresponsabilité dangereuse ? Un pays où on dit n'importe quoi (et qui ne sert à RIEN, de surcroît) comme CH le faisait, ce n'est pas génial, évidemment ; mais un pays où on crève parce qu'on a fait des dessins potaches, ça ne me dit rien non plus. Alors pour ça, je suis Charlie. Pour leur parcours indigne, je les méprise, comme 99,99% de la population, qui n'achetait jamais leur papelard avant (mon buraliste en vendait 2 par mois), et qui ne leur a accordé son amour que lorsqu'ils se sont fait abattre. Qu'est-ce qu'ils ont fait pour le pays ? Rien. Contre ? Les dégâts en termes de racisme de guerres intercommunautaires seront à jamais incalculables, ce qui est le comble pour des "journalistes" qui, je le crois sincèrement, se voulaient profondément anti-racistes. Pourquoi ont-ils scié la branche ? Parce que le combat pour l'humour sans limites était plus important pour eux que le combat pour la paix. Et ça c'est triste.

Allez, j'arrête. De toutes façons tout était dit quelques lignes dans cet épisode 2 : maintenant, tous les racistes de France vénèrent Charlie Hebdo et les remercient d'avoir légitimé, par leur martyre involontaire aux mains de tarés d'Allah, le droit d'être enfin raciste sans complexes en France.

Et tout ça, ce n'est pas rigolo, ça fait pleurer même, mais comme j'ai un bon côté clown je préfère en rire, pour évacuer. Pour l'instant donc, je souhaite une longue vie à mon narrateur anonyme, ses deux parents aux étranges valeurs et son petit frère Hermann. Ils me font rigoler quand je n'ai pas de raison de le faire !

Amitiés à tous et à toutes !

zaza5400 le jeudi 19 mars 2015, à 22:09
bon maintenant,tu es condamné à poursuivre le récit des aventures désopilantes de ta sympathique petite famille facho ,c'est trop bieng!

violette le vendredi 20 mars 2015, à 10:42
merci loïc

Non je n’écrirai pas

Non je n’écrirai pas sur Charlie
Non je n’écrirai pas sur ma propre prison
Mon crayon est rebelle
Et il ne sert de rien
Je n’écrirai sur rien
Juste sur moi
Un petit sentiment de rien
J’aurai vécu pour ça
Non je ne sors pas
J’ai brandi autrefois
Quelques slogans en l’air
J’ai eu quelques déboires
Mais il faut du courage
De la ténacité
Alors je défile seule
Dans ma chambre
En scandant la marche de mon cœur
Qui dit oui qui dit non
Et chaque manifestation
Au fond de chaque maison
Est l’essence de l’être
Chacun a sa révolte
Chacun a son fusil
Chacun a son amour
Et sa désespérance
Et du fond de ma tour
Je hurle à votre absence
Qui marche dans les rues
Qui parle de la France
Qui chante la douleur
Et qui pleure

Le ciel est bleu today
Demain retombera
Le rideau relâché
Sur nos intimes bombes
Car nous sommes cela
Un Charlie aujourd’hui

Demain ?
Je ne sais pas .

Marine
11 janvier 2015 – 14h

Loïc le mercredi 01 avril 2015, à 08:59
Jean-Carlos : Merci de ton passage !

Micheline : Comme mes histoires sont censées être drôle dans leur formulation mais pas dans leur fond (le tragique est bien présent), alors en effet j'ai créé un personnage qui idéalise ses deux andouilles de parents, alors que ce sont des racistes/xénophobes de base. C'est touchant, mais... tragique.

Domie : Je crois qu'on se doute légèrement de ce que le Papa pense de la montée de Marine dans les sondages. Et sinon, oui, il rebondit toujours, puisqu'il finit toujours par sortir de prison. Ca, c'est rebondir, non ?

Guy : Merci à toi !

Zaza : Oui, je suis condamné, et j'accepte ma peine avec joie. A suivre !

Amitiés à tous !

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