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Un dimanche radieux, un début d'automne magique, rouilles et astres, peines et désastres...
Tout pourrait aller pour le mieux, si il n'y avait pas ces ombres au tableau du jour. Un drame là, une humeur
à couper au couteau, comme une envie de crier, laissez, laissez... Un texte d'humilité,
quelques mots sur le vide, ce petit rien qu'est ma vie. Tout va pour le mieux, pas pire que d'habitude...
C'est déjà ça. Je connais bien quelques étoiles, lumineuses et sublimes par-delà le tout, mais rien à
faire, je broie du noir sous les averses, et si il ne pleut pas, de toutes façons, j'arriverais à me noyer
de gouttes salées. Au meilleur de ma forme, paumé, désabusé, lassé...
Ne croire en rien
N'attendre rien
N'entendre rien à ces mots
Qui me blessent entre deux feux
Quoi qu'il arrive
Les règles, des ces jeux, je ne connais
Aussi, je ne joue plus de cet air
Ma patience légendaire
Ayant, depuis longtemps atteint
Ses limites, barrières délabrées des jardins
Un dimanche radieux, plein de promesses et d'horizons heureux, le rêve d'une ballade,
main dans la main, rien de plus, simple attraction entre deux âmes, rien de plus, tu vois, ce
petit moment tout simple, Toi et ce petit moi... Bras-dessus, bras-dessous, sur les plages de nos
océans, sur les étendues de nos demains. Qu'ai-je fait pour souffrir d'océan immense de solitude,
quand si près de Toi, tes pieds, je ne puis baiser! Ma petite, petite vie, ne se résume qu'a cela, aimer,
prier, louer, rêver, aimer, encore et encore le moindre de tes pas, le plus infime de tes gestes,
ma vie, toute petite vie, pour cela, te regarder comme l'icône enluminée qui berçe mon air...
Je ne crois en rien
A part Toi
Quand tu joues de mes nerfs
Quand tu terrasses ma Patience
D'un sourire infime
Je ne crois plus en rien
A part Toi
Ma Déesse, raison de vivre
A part Toi...
...Ma petite vie
N'est qu'un tas de poussières
Photos, mémoires ensevelies
Qui ne subsiste qu'a l'approche de ton air
De nuits hantées et de partagés lits
Ma petite vie
Perds tout son sens
Si tu n'est pas là
Et même si Tori et Zazie
Perçent de leurs chants les cieux d'ombres
Moi, je ne vois, n'entends, que ces bouts de Toi...
Ceux qui manquent, tu sais,
Ceux qui volent le sommeil
Ceux qui me portent aux soleils
De nos jours qui restent là
Je rêve d'une voix
Une caresse
Une étreinte
Trois fois rien
Pour ce qui fait de ma vie
Un pays où perçe un peu de soleil
"Les yeux
La voix
Les mains
Les mots d'amour
Ca reste là
Ca ne s'oublie pas..."
Sylvain
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