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Et, elle effleure doucement son visage,
Applique délicatement son maquillage,
Cache ses délicats traits de son âge,
Pour se donner cette autre image,
D'une fille bien moins sage,
Sa beauté artificielle n'est qu'un mirage,
Et le naturel remis dans sa cage.
Mais ses yeux trahissent cet hommage,
D'un passé aux multiples ravages,
Une réalité piétinée par ce pillage,
Voguant dans un fragile long voyage,
Les pieds dans l'eau au milieu des coquillages,
Perdue dans cet immense rivage,
Bien loin de son enfance au village,
Où les années ont fuit avec rage.
Alors, elle effleure encore son visage,
Pourquoi tout ce faux maquillage,
Qui serait tel un grillage,
Une barrière au gros maillage,
Entre son être aux nuances si barge,
Et ce paraître à la si mauvaise image.
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