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Je Suis Néo- Nazi 6 : Mamie

le mercredi 08 avril 2015, à 14:37. Posté par Loïc




    S’il y a quelqu’un que j’aime autant que mon Papa et ma Maman, c’est bien ma Mamie de Brest (je n’en ai qu’une, la maman de mon Papa ; l’autre, Maman m’a annoncé très doucement un jour de printemps, quand j’étais petit, qu’on ne la verrait plus parce qu’elle était partie rejoindre Hitler). La maman de Papa, elle, elle existe encore ; elle n’a pas voulu suivre Papi en Argentine après la Défaite parce qu’elle ne supporte pas l’humidité, alors elle s’est installée en Bretagne. Elle a plein de rides, Mamie ; Maman dit même qu’on voit qu’elle n’a pas été repassée depuis un moment, ce qui énerve Papa et ils se disputent, alors Hermann et moi on doit quitter le salon, ou la cuisine, ou la gare et je me dis que c’est aussi bien qu’on n’ait pas de barque. Mais en fait Maman aime bien Mamie, et moi aussi, surtout sa petite voix rigolote ; on dirait qu’elle est toujours en mode vibreur.

    Mamie a une maison sur une colline qui est très haute, très grande et ça prend un quart d’heure pour en atteindre le sommet ; heureusement la colline, par contre, est petite. De l’extérieur, la maison ressemble à celles des films d’horreur où on entre à plusieurs parce qu’on est en panne, on entend un bruit, on se sépare pour trouver d’où ça vient et on se fait manger un par un de la cave au grenier, c’est très sympa ; mais dedans, les 33 pièces sont bien ordonnées et bien rangées, et surtout il y a plein de tableaux et de statues qui valent des millions, dit Papa. C’est tout ce que Mamie a gardé en 1945, après avoir acheté la maison en vendant les autres tableaux et statues qu’elle avait trouvés pendant la guerre. Ça doit être chouette la guerre, si on trouve plein de trucs comme ça ; quand c’est la paix, on est content quand on ramasse dix centimes dans la rue. Une fois, Mamie a chevroté à Papa, qui s’intéressait à l’art et prenait des notes sur un calepin, « Mêêê oui, c’est cher, tout ce qui est précieux est cher, comme la bague juive, la dent en or ou le loir ». Mamie fait des blagues que je ne comprends pas, mais je sais que c’est des blagues parce que Papa et Maman rigolent, et après Papa demande parfois qu’on lui explique mais ça prend des heures alors parfois il ne demande pas.

    Mamie est très joyeuse malgré ses 91 ans, elle est très bien conservée dit Papa, et Maman répond quand on arrive devant la porte qu’elle se demande s’il faut vraiment ouvrir la boîte, et Papa s’énerve et vous connaissez la suite : Hermann et moi on doit quitter la colline et se promener dans les bois quelques heures et jouer aux résistants qui se font capturer et après c’est arrangé, on se retrouve tous pour ouvrir la boîte. Là où Papa et Maman sont toujours d’accord, c’est pour dire que si Mamie est si joyeuse, c’est parce que dans une de ses caves, elle fabrique de l’alcool de betterave maison qui est très bon paraît-il, mais interdit dans le commerce parce qu’il explose à deux mètres d’une ampoule basse consommation. Et d’ailleurs, quand on est chez Mamie, Maman dit toujours à Papa de compter les gorgées de son verre (enfin, c’est toujours servi dans des coupes en métal, il paraît que l’alcool de Mamie ne va pas bien avec le verre, même si ça va bien avec Mamie, qui a plus l’habitude que le verre) ; Maman ne veut pas que la Golf prenne feu si on touche l’allume-cigare par accident. Alors Papa compte : c’est trois gorgées maximum, et c’est Maman qui conduit au retour pendant que Papa chante, et le lendemain Maman fait faire une radio à Papa, juste pour être sûre. C’est vrai qu’il faut être attentif ; Mamie a utilisé une fois plusieurs litres de son alcool pour neutraliser un chêne de 450 ans qui lui bloquait la vue sur un mémorial juif, le chêne s’est transformé en boue et il a fallu deux camions-bennes et une équipe de 30 personnes pour tout enlever à la pelle avant de consolider la colline qui s’était affaissée de quelques centimètres.

    Bref, ça c’est Mamie dans les grandes lignes ; passons à l’anecdote vivante, quand on est allés voir Mamie dans sa maison de Brest en automne, pour se sortir de la grisaille de Calais. Maman avait bien fait de prévoir quand même les K-Way, les bottes et les parapluies, parce que pile ce jour-là, on a eu le même temps que chez nous, pas de chance, avec en plus un petit vent qui a déraciné un pommier. Pendant qu’on attendait devant la porte avec Papa qui cognait et Mamie qui ne venait pas, Hermann et moi on est allés capturer des grenouilles dans le ruisseau en bas, et on n’en a pas attrapé parce que ça bouge vachement vite, mais on a attrapé une bonne bronchite à la place le lendemain. Bref, au bout d’un moment on a entendu Papa qui nous appelait par-dessus les hurlements du vent parce que Mamie commençait à ouvrir, ce qui nous a donné le temps de remonter la colline. Quand Mamie a enfin réussi à déverrouiller la porte, on l’a vue toute pimpante et toute rose, qui rigolait déjà.

    « Elle est ronde, a dit Maman.
    – Heil tout le monde, a dit Mamie en se cognant la main contre le chambranle avec son salut.
    – Heil Mamie, on a tous répondu, même Papa et Maman.
    – Qu’est-ce que vous attendez, restez pas sous la pluie, a dit Mamie.
    – Maman, a dit Papa, tu devrais vraiment avoir un téléphone portable.
    – Mais j’en ai un », a répondu Mamie, et elle a sorti un vieux téléphone en poterie avec le truc qui tourne pour faire les numéros. « Pendant une demi-heure j’ai essayé de vous appeler pour savoir ce que vous faisiez, mais ça marchait pas.
    – Elle a coupé le fil, a dit Maman à Papa.
    – C’est très bien Maman, a dit Papa à Mamie, c’est juste que tu n’as pas de couverture réseau.
    – Je crois que c’est évident depuis bien longtemps, a dit Maman.
    – Entrons, a dit Papa qui était devenu tout rouge, en faisant les gros yeux à Maman. Réchauffons-nous au coin du feu.
    – Aaaaah non non, a dit Mamie, on va se réchauffer avec autre chose, et pour ça, vaudra mieux rester loin de la cheminée, je veux pas d’autres ennuis avec le gouvernement. La dernière fois que je suis partie dodoter en laissant une bouteille de ma gnôle près des cendres chaudes, j’ai abattu un Rafale. Mais y-z-ont rien pu prouver.
    – Et vous avez déjà essayé de viser des satellites ? a demandé Maman, et Papa lui a marché sur le pied, et Maman a mis une baffe à Papa, en mode furtif-on-n’a-rien-vu.
    – Ah-haaah, a trembloté Mamie, j’aimerais bien, surtout que depuis le coup du Rafale, Echelon surveille de près ma boîte aux lettres en bas de la colline. »

    Papa a fait immédiatement à Maman des yeux encore plus gros qu’avant, ce qui demandait un puissant effort musculaire, mais Maman a juste répondu « Oui……… entrons », et alors on est entrés, ce qui était mieux vu qu’il ne pleuvait pas à l’intérieur. On est allés dans le grand salon du manoir, avec d’immenses portraits d’Adolf et d’autres types qui ont certainement dû avoir des prix Nobel aussi.
    « Heil ! a fait Mamie en rigolant pendant qu’elle saluait les portraits.
    – Oui, bon, Maman, a dit Papa, on va se poser maintenant.
    – Comme les Juifs sur la Lune en 69 ! a clamé Mamie. Mais si on nous avait laissé faire, on les aurait envoyés 20 ans plus tôt dans l’espace, c’était prévu !
    – L’une d’entre nous les attend encore là-haut », a dit Maman, et cette fois elle a évité le pied de Papa sur le sien, mais elle lui a mis une baffe quand même.
    – Bon allons-y, a dit Mamie, un peu de beet-alkohol, ça va décrasser les sinus et libérer la perception.
    – Les clés de la Golf, a dit Maman à Papa.
    – Tiens, a dit Papa à Maman.
    – Compte, a dit Maman à Papa.
    – Je vais compter, a dit Papa à Maman.
    – Vous ferez attention de pas en renverser sur le parquet, leur a dit Mamie en servant. La dernière fois j’en ai eu pour six mille balles, entre le parquet, la chaudière dessous et le sol en béton de la cave à refaire. »

    Et elle a tendu à Papa et Maman les coupes en métal pleines à ras bord d’alcool de betterave spécial, et je voyais bien que pour ne rien renverser il fallait déjà être triple gagnant de Fort Boyard, mais Maman a posé son calice vite fait sans goûter, pendant que Papa sirotait en faisant gaffe de ne pas en laisser tomber une goutte sur sa chemise, par instinct de survie. Mamie, c’était cul sec.
    « Ça envoie du yack, non ? a demandé Mamie après avoir vidé sa bombe.
    – Touzzours auzzi réuzzi, a confirmé Papa, en regardant ce qui restait dans sa coupe à lui avec une vague forme de terreur.
    – Ah c’est sûr, si on avait eu ça en 43, a chevroté Mamie, on aurait dissout l’opposition dans les délais ! On aurait décalqué de la race en fast-forward ; les caméras de l’époque auraient même pas pu gérer la vitesse. Résumé du film, quoi.
    – Ta génitrice est blindée comme une porte de coffre-fort, a dit Maman à Papa.
    – Accccccorde-lui un inzztant de zzinzzérité, a zonzonné Papa.
    – Bon. Moi, je vais attendre dans la Golf avec les enfants. Tu me rejoins une fois que tu as fait le tour du monde en taupe avec Mamie ; et ne fume pas ce soir, on n’a pas les moyens de payer vos funérailles. »

    Alors c’est vrai qu’on s’est éclipsés un peu vite et qu’on n’a pas trop profité de la bonne humeur de Mamie, mais on s’est bien amusés dans la Golf avec Hermann pendant quatre heures ; dehors, il faisait nuit noire et il pleuvait à verse, alors on disait qu’on était dans un bombardier qui allait raser Londres et pardon, qu’est-ce qu’on leur a mis aux Rosbifs, il ne restait rien de plus haut qu’un nain allongé. Maman, elle, elle avait les bras croisés et elle avait l’air de s’amuser beaucoup moins, mais c’est sa faute, on lui a proposé un poste de copilote et elle a refusé.

    Et au moment où on se battait à la mitrailleuse contre les lâches de la RAF pour s’échapper, Papa est revenu ; il était trempé et il parlait bizarrement, mais on a compris qu’il était descendu du mauvais côté de la colline, qu’il s’était perdu dans les bois, qu’il était tombé dans le ruisseau des grenouilles qui bougeaient vachement vite, et qu’il avait eu du mal à retrouver la voiture ; ça faisait trois heures qu’il se promenait dans le noir. Maman n’a pas trop crié, juste un peu pour la forme ; elle lui a demandé s’il avait pensé à vomir, Papa a dit oui et on est partis, volant vers Berlin et les félicitations du Führer.

    Mais on n’est pas restés longtemps ensemble dans le cockpit ; Maman a parachuté Papa en catastrophe sur une aire d’autoroute et puis elle a appelé la police, qui a évacué la zone pour envoyer des hélicoptères, un groupe d’intervention anti-terroristes et une brigade de déminage.

    Maman avait découvert que Papa cachait sous son manteau une bouteille en métal ramenée de chez Mamie.






    Mardi 7 Avril 2015


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commentaires ( 15 ) (Ajouter un commentaire)
mamie gaga le mercredi 08 avril 2015, à 14:44
oh c'est trop chou croute
merzi danke bizou
au fait meine fotograve ich tro lourde
as me

Loïc le mercredi 08 avril 2015, à 15:36
Merci Violette. Je m'occupe de ta photo ce week-end. Mon ordi est bardé de programmes efficaces ; tout ce qui lui manque, c'est Internet en ce moment.

A plus !

moi!!! le mercredi 08 avril 2015, à 16:32
esque tu recognize me ?
merci

Micheline 1940 le mercredi 08 avril 2015, à 18:09
Merci cher Loïc pour cette belle pièce de bravoure qui m'a secouée de rires incontrôlables ! Vous êtes un humoriste à froid, ce qu'il y a de meilleur !!!
Évidemment, comme tant de nos amis, j'attends ... la suite des péripéties de la Famille Bunker !!!
Merci mille fois pour ce délicieux moment, et bien amicalement, M.

Loïc le mercredi 08 avril 2015, à 18:14
Domie : Mais si, mon illustration est drôle (et tu as ordre de rire) : elle fait référence, en tant que Saint Graal, aux coupes métalliques que Mamie emploie pour dispenser son élixir miraculeux.

Violette : Tu as un style très reconnaissable en coms, je n'ai pas de mérite.

Amitiés à vous deux !

Loïc le mercredi 08 avril 2015, à 18:17
Micheline : Je tapais pendant que vous commentiez. Heureux de vous apporter de la bonne humeur ! Et je vous souhaite une excellente fin de journée .

Loïc le mercredi 08 avril 2015, à 18:40
Domie, désolé, j'ai répondu ici à un com qui concernait le numéro 5, pas le 6. C'est vrai que j ai bien galéré pour trouver une image au 5 et que ce n'étajt pas la meilleure de ma carrière. Bjses !

domidom le mercredi 08 avril 2015, à 22:22
Pourrais-tu me faire parvenir un peu (d'alcool de betterave), j'aimerais bien péter la forme comme ta mamie...
Avec une famille aussi pétillante, tu ne risques pas la solitude, ça grouille de tous les cotés dans cette maison....
J'aime beaucoup, c'est cool, rafraîchissant et de plus, très marrant...
A plus...
Amitiés...
Domino/pour Domie..

lilo le jeudi 09 avril 2015, à 10:09
Je savoure sans modération ! Un plaisir à lire et à rire. Amitiés. Lilo

imparfait le jeudi 09 avril 2015, à 13:08
Mais c'est Lolo!!!!
Puisque tu as toujours beaucoup d'imagination, alors à quand un grand poème?
Bises du coeur Loïc

Loïc le jeudi 09 avril 2015, à 21:43
Domie : Désolé, j'ai gardé tout l'alcool de betterave pour moi. Ne regrette rien, il est assez instable, comme la nitro.

Lilo : Attention quand tu savoures : trois gorgées seulement.

Imparfait : Hello ! On verra pour le "grand poème" qui redéfinira la poésie française pour les siècles à venir ; déjà, c'est bien beau que je me sois remis à écrire après presque un an et demi sans rien faire. Et puis un épisode de "Je Suis Néo-Nazi" me prend entre 7 et 8 heures en moyenne (faut trouver les vannes, les situations, renouveler l'humour, lisser la progression, faire toute les retouches, et en plus écrire la date en bas). Plus trop de temps pour un poème !

Merci à toutes trois de votre passage, bises et bonne journée !

Petit Heinrich (Philip) le mercredi 15 avril 2015, à 07:25
Bonjour mon tonton. Oh que ça m’a fait plaisir d’avoir des nouvelles de ta gentille mamie.
Qu’est-ce que j’aimerai visiter son château un jour. Bon, il y a trop de pièces, je m’y perdrais, mais c’est dommage qu’elle a plus les belles images sur ses murs. Oui, moi, les jolis tableaux c’est des belles images, un peu comme dans mes BD (D’ailleurs au passage, j’ai demandé à mon grand-frère si ils z’avaient pas Meink Kampf en BD, passque c’est un peu dur à lire). Elle a l’air gentille ta mamie, mais elle aime peut-être pas l’Art. Si c’était le contraire, elle aurait été contente d’habiter en Argentine ou au Paragay, passqu’y parait que la bas il y a les plus beaux musés, mais y sont privés, on peut pas les visités. Il y a plein de beaux tableaux. C’est les amis nazis de nos grands-papas qui les avaient récupérés Pour pas qu’y soient abimés par les bombes qui tombaient. C’est des grands Zhommes zaltruistes de l’umanité comme dit mon grand frère. Je lui ai même dit : « dis ? Peut-être qu’y z’ont mis à l’abri l’Arche d’Indiana Jaune ? ». « Non mais ça va pas la tête ! » qu’y m’a répondu. « D’abord tu n’y connait rien à l’Art ». Il est intelligent mon frère. Il m’a appris que le Cri de Munch c’était une préfiguration de tous ces méchants qu’on a mis dans les camps pour les punir de s’enrichir et que le tableau ça montrait qu’ils avait reçu quelques coup de bâtons pour les calmer.
Je vois que ton Papa y comprend pas toujours les blagues. A la maison, papa c’est pareil. L’autre jour, avec ma sœur qu’est un peu maboul des fois, et mon grand frère, on avait invité notre tonton Philip, qu’y pense pas du tout comme nous. Pour le taquiner, mon frère il lui a dit : « toi le trotte kyste, avec tes faucilles et tes marteaux, t’es un peu comme Hildegarde (c’est ma sœur) toujours avec ses faux cils et un peu marteau !!!! » Et on riait, on riait……sauf papa qu’avait rien compris. Mais papa du moment qu’y va faire son PMU tous les jours et ne se lasse pas de rigoler des fournées de bonnes blagues de Jean-Marie, il est heureux comme ça.
Au fait, il doit être drôlement bon l’alcool de betterave de ta mamie. Dans la buanderie, papa il a encore du bon alcool de bois frelaté. Des fois j’en bois en cachette passque je suis trop jeune pour fumer du chite. Même que j’ai eu peur passque j’avais ramené la bouteille à la salle à manger et que j’en ai renversé un peu sur la belle table normande et que ça a fait des cloques sur le vernis.
Dis, les grenouilles que vous avez capturées, vous z’avez jamais essayé de leur attacher un fil électrique aux pattes relié à une pile électrique. Ca fait comme une gégène y m’a dit mon frère, comme quand on chatouillait les fellouzes pendant la guerre d’Algérie. Ca devait être rigolo de les chatouiller. Bon, faut pas le dire, mon grand frère y s’est amusé à chatouiller notre vieil oncle Hubert un jour, et comme il avait pas de piles électriques il a mis les fils direct dans le 220 volt. On l’aimait bien l’oncle Hubert. Et lui il était ni juif ni arabe ni niaquoué. La famille a regretté qu’il soit parti de cette crise cardiaque toute bête. Enfin, on pense toujours à lui, passque oncle Hubert il avait du bien comme on dit et Papa a donc hérité de sa grande maison de 700 mètres carrées, de ses actions. Mais, c’est dommage, on n’a jamais retrouvé les tableaux de maître que ses parents avaient pris quand ils avaient spolié un grand marchand d’Art juif qui gardait chez lui des Van Gogh et des Degas pour les revendre très cher après la guerre et se faire de l’argent indûment gagné qui devait revenir aux bon aryens et pas à la lie gangréné de l’humanité comme y dit mon frère.

Bon, je te laisse mon tonton. Je souhaite à votre si gentille mamie une vie aussi longue que le futur Reich…..c’est à dire 1.000 ans ! Grosse bizous, mein Tonton. Ton petit Heinrich qui apprend bien par cœur l’histoire du nazional-socialisme.

hildegarde de begueul le mercredi 22 avril 2015, à 16:17
petit henriche va voire sil reste pas un tableau de egon Schiele l'étreinte et prenmoile

hilde le mercredi 22 avril 2015, à 16:18
Egon Schiele


Le couple est enlacé comme enlacent les pieuvres
La femme a des bas noirs Edith la malheureuse
Elle s’accroche au dos du mâle et du sauveur
Et le tient bien serré entre ses longues jambes
Comme un enfant sorti du fond de ses entrailles

De sa main bouclier il protège son sexe
Ses ailes pantelantes pendent en oripeaux
Quand elle relâchera il prendra son essor
Il se mettra debout comme un homme vivant
Les plis de ses chaussettes ont la couleur moutarde
De la robe d’Edith couleur terre terneur

Leur dedans est dehors leur peau est transparente
Ils ont posé les masques et dans leurs yeux torrides
On voit toute l’horreur de l’inhumanité

Etreinte de malheur
Etreinte de folie.

(L’étreinte)



violette marine le vendredi 24 avril 2015, à 09:52
excusez ma présence incongrue ici sous le nom de hilde

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