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Christophe Colomb revisité (1451-1506)

le samedi 11 avril 2015, à 12:09. Posté par Michel Ernest


Oyez, oyez honnêtes gens
L'histoire de ce grand marin
Qui découvrit vers mil cinq cent
Le continent américain

Je sais qu'encore, en ces temps même
Ont prétend qu’il fut accosté
Avant le siècle quinzième
Par des pêcheurs de nos vallées

Mais ceci est sans importance
Car je n'ai aucune intention
D'écrire sur la concurrence
Des rois de la navigation

Je veux parler de ce grand homme
Que tous les écoliers connaissent
Christophe Colomb il se nomme
Et tant de souvenirs nous laisse

Il était Génois d'origine
Espagnol par sa profession
Portugais par sa discipline
Et Français par admiration

Son père était tisseur de laine
Et lui tissait son héritage
S'il n'y eût dans le port de Gênes
Des bateaux manquant d'équipage

Matelot, marchand ou corsaire
Ainsi sa jeunesse passa.
Entre la guerre et les affaires
Christophe ne transigeait pas

A vingt-huit ans il épousa
Une portugaise de souche
La jeune et jolie Philippa
Mais qui mourut lors de sa couche

Jamais il ne se remaria
Il eut pour unique maîtresse
La mer qui lui tendait les bras
Pour offrir ses vagues caresses

"Je veux partir au bout du monde
Par la route de l'occident
Et puisque notre terre est ronde
Je reviendrai par le levant

Rapporter d'immenses trésors
Etre seigneur en ces régions"
C'est ainsi qu'il parla alors
Au roi Ferdinand d’Aragon

On lui donna trois caravelles
Et quatre-vingt-dix loups de mer
La très catholique Isabelle
Lui offrit son propre bréviaire

Aux premiers jours du mois d'août
Les bateaux quittèrent Huelva
Pour l'Inde ils se mirent en route
Colomb dans la Santa-Maria

Au bout de neuf à dix semaines
De cette longue promenade
On vit une terre lointaine
Qu'on appela La Désirade

Deux ans et demi ils restèrent
A coloniser la région
Puis le Colomb reprit la mer
C'était trop long pour le colon

L’Espagne fêta son retour
Le peuple dansait dans les rues
Et les souverains, à la cour
En grandes pompes l’ont reçu

Et même si ce long voyage
Aux Indes ne l’avait mené
La route vers ces beaux rivages
Dès lors était toute tracée

Aussi le grand explorateur
Embarqua pour ces nouveaux cieux
Trois fois encore pour des heurs
Et des succès forts capricieux

Au terme de son quatrième
Colomb était exténué
Fiévreux, malade même
Et fixes étaient ses idées

Il affirmait à chaque brinde
Jusqu’au dernier jour de sa vie
Qu’il avait découvert les Indes
Les Indiens le pensaient aussi

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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
Lucille le samedi 11 avril 2015, à 18:53
Ici, au Québec, il est de coutume de manger du blé d'inde dès la fin de l'été jusqu'au milieu de l'automne, ce que vous appelez chez vous du mais en épi... Tu seras peut-être étonné d'apprendre que ça vient de Christophe Colomb. Il se croyait en Inde et considérait le mais comme étant le blé de ce pays, et le terme est resté: le blé d'Inde! Au fait, ce texte est tout à fait agréable à lire!

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