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Lentement la nuit s’évapore, reprenant sa marée.
Dessus le sable vierge l’amour comme un murmure,
Se souviens des landes bleues et de nôtre constellation,
Avec la corolle du jour s’ouvrent les grains de sel.
Je penche et bascule dans les bras des sirènes.
Je laisse au sein des ondes, le sort de mes bagages,
Couvert de fiel et de lune l’abandon m’a cueilli,
Lorsque dedans ivre de rêve, je débarque sur ta terre.
Le temps, cette marguerite mystique et cosmique ,
Égrène un à un, les pétales de l’antique vie,
Et demain toi et moi, déjà nous ne serons plus.
Je veux planter au zénith de l’azur terrestre,
Cet astre au sourire pur et au cœur tremblant,
Pour que jaillisse entre nos lèvres, la source du soleil…
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