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les coquelicots

le mercredi 15 avril 2015, à 12:44. Posté par slim le poète


Les coquelicots naissent dans les cœurs
Le temps d’un printemps bien éphémère,
Dissipent les profondes rancœurs amères
Dans les champs verdoyants du bonheur.

On les voit de nos fenêtres grandes ouvertes
Ponctuer de rouge les immenses*champs de blé
Ou s’offrir en nappes bien rouges sur l’herbe verte
Que le soleil vif du matin semble vouloir bruler !

Les coquelicots sont pareils à ce voyageur pressé
Qui repart très vite, aussitôt son doux message adressé,
Ne les cueillez pas, ne les plantez pas car toujours en partance
Pour les contrées lointaines du grand amour et de l’innocence…

Ceux qui en firent un bouquet et le mirent sur une table de terrasse
S’étonnèrent le lendemain matin de n’en trouver*aucune trace,
Sans doute ne comprirent .ils pas qu’ils sont faits de soleil et de vent,
Telle une aube évanescente qui apaise le cœur malade des petits enfants…
SLIM.

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commentaires ( 8 ) (Ajouter un commentaire)
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mercredi 15 avril 2015, à 18:24
Mon cher Slim. Il me manque encore quelques commentaires autant mesurés qu'amicaux sur tes derniers poèmes. Cela viendra.
Alors, maintenant, à chaud, je commence par celui-là.
C'est amusant, je n'imagine pas les coquelicots, fragiles et éphémères petites fleurs pousser en Algérie, ta patrie. J'y voyais plus le jasmin, comme dans ta voisine Tunisie !!!!
Et pourtant ils sont bien là, ces coquelicots.
Et, cela ne m'étonne guère, je trouve dans tes vers la délicatesse et tout ce bon humanisme qui est ta marque.
Fleurs éphémère du coeur, des amours parfois si purs qu'il en sont comme des mirages. Un peu à l'image de ces roses "qui vivent ce que vivent les roses, l'espace d'un matin".
Mais le coquelicot est une fleur...timide et fragile !
Quelles belles allégories tu développes, cher Slim de quatrains en quatrain. Avec ce merveilleux final. Comme un mirage disais-je, comme l'amour souvent : faits de soleil et de vent.
Et ta bonté ressort dans le tout dernier vers "le coeur malade des petits enfants".
Merci, chère belle âme de nous offrir de nouveau, avec une telle pudeur et une telle sensibilité, un tel partage. Cela adouci la noirceur du monde. Reçois, Slim, mes amitiés les plus sincères. Bien à toi. Philip.

les prosesdeslim le mercredi 15 avril 2015, à 20:52
Cher Philip,
Je te remercie pour ce gentil commentaire qui fleure bon aussi bien les coquelicots que les jasmins. L’important est d’aimer profondément les fleurs car elles demeurent, n’est-ce pas, une des sources d’inspiration la plus importante chez la plupart des poètes. Et c’est dommage que les coquelicots ne vivent que l’espace d’un printemps très court et arrivent cependant à nous inspirer des images lourdes de sens, un peu comme un visiteur d’un soir qu’on ne retrouve plus, le matin venu.
L’aube évanescente est un peu à l’image de cette fleur, disparaissant aussi vite qu’elle apparait, marquant de son passage un bonheur même éphémère mais qui reste bien ancré dans nos souvenirs.
Merci mon cher ami de m’avoir lu. Amitiés. Slim.

domidom le jeudi 16 avril 2015, à 21:58
Les coquelicots reflètent beaucoup d'image de ma petite enfance....
Enfant malheureuse, je pleurais souvent....
Grand mère me disait, si tu pleures, verse tes larmes sur les étamines d'un coquelicot, le vent les emportera et plus jamais tu n'auras de chagrin...
Je me souviens que cette boutade me faisait sourire, mais j'ai tellement pleurer de depuis, qu'effectivement ce n'était qu'une boutade, mais qu'importe, j'ai toujours aimé les coquelicots, et s'il m'arrive de pleurer encore aujourd'hui, je sais qu' ils n'y sont pour rien....
Je te remercie pour ce beau poème, il est à mon cœur, doux et émouvant...
Mes amitiés....
Domie/domino...

lesprosesdeslim le jeudi 16 avril 2015, à 23:00
Chère Domie,
je suis désolé que tu aies eu à vivre ce léger contentieux concernant les coquelicots. Heureusement qu'avec l'âge tu as compris qu'ils n'étaient là que durant le printemps et ne servaient qu'à nous adoucir la vie. Merci pour ce gentil commentaire. Amitiés. Slim.

Ivy le samedi 18 avril 2015, à 10:03
" L'homme est semblable à une fleur des champs; à peine fleuri(e) s'en va comme le vent "

Amitiés

violette le samedi 18 avril 2015, à 13:38
j'adore vos coquelicots
je vous donne les miens
amitié

Le sang des coquelicots

Je meurs par intermittences
Sur l’oreiller désert du monde
Le visage nu comme la pluie

Mouds bien tes mots
Avant de les donner
Car ta parole
Est un couteau de soleil
Qui entre dans mon cœur

De ton travail ruisselant
Tu me laves le cœur
Avec des larmes vivifiantes

Et je mettrai mon écharpe de lune
Avant de revenir
Dans la petite lampe rouge
De la confiance
La lampe rouge des pavots

9 décembre 2010

les prosesdeslim le samedi 18 avril 2015, à 19:55
Chère Ivy,
il y a surtout de l'éphémère dans ton commentaire, un peu comme un papillon de nuit,un coquelicot, la vie et son corolaire: tout le genre humain. Merci pour ton passage. Amitiés. Slim.

les prosesdeslim le samedi 18 avril 2015, à 20:10
Chère violette,
votre poème débute un peu tristement et puis, insidieusement, l'espoir chez vous gagne du terrain. Et c'est finalement à la petite lampe rouge des pavots que vous vous en remettez. N'est-ce pas un très bel exploit pour une plante qui vit à peine l'espace d'un printemps. Merci pour ce partage. Amitiés. Slim.

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