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Il est vraiment trop tard…
Tu es venue trop tard, quelques années de trop.
A force d’espérer pouvoir te conquérir,
Il me fallait c’est sûr que j’agisse au plus tôt,
Que cet amour nouveau finit par aboutir.
Tu as raison chérie, je te connais à peine,
Mais le temps contre moi s’acharne sans répit.
Maintenant tu es là ce serait la déveine,
Qu’à ma vue tu t’enfuis simplement par dépit.
Je viens du temps jadis où rien que les frous-frous,
Nous mettaient à l’envers, la tête et nos pensées.
Vous étiez si jolies à nous rendre jaloux,
Lorsque l'on vous croisait nous étions médusés
Vois-tu tout est pareil au fin fond de mon cœur,
Comme aujourd’hui le temps est tout aussi présent,
Il est comme le tien, pour être sans rancœur
Il te faut simplement qu’il soit compatissant.
J’ai oublié te dire, de faire l’inventaire
De mes années passées car j’en ai beaucoup trop.
Certaines sont jolies, d’autres ont bien souffert,
Tu peux en faire le tri et les mettre au brûlot.
Surtout, petit ange, si tu trouves celui
Qui fut ma joie de vivre un beau jour de printemps,
Laisse ce souvenir habiter mon ennui,
Laisse le moi chérie, tant que j’aurai du temps.
Si ton impatience te semble trop pénible,
Je te fais la promesse et te donne rancard,
De refaire ma vie pour la rendre crédible,
Dans le sens inverse pour réduire l'écart.
Et dans quelques années, au mieux une décade,
Nos deux vies accordées nous nous rencontrerons,
Je pourrais décemment te faire des œillades,
Te dire des mots doux sans qu’il y ait affronts.
Alors là, nous pourrons façonner notre nid,
L’entourer de bonheur pour les jours à venir,
Ponctuer de je t’aime et te dire moi aussi,
Réunir nos deux vies dans un seul souvenir.
Je m’aperçois soudain que ce conte est chimère.
Qu’il sort de mes pensées, à vouloir tout oser,
Me laissant un dépit au goût vraiment amer.
A celle, j’ai songé, veuillez me pardonner !
André
http://www.mespoemes.net/mameralice
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