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Pareil à la primevère, l’espoir en mon jardin,
Sur le cheval du printemps, naïf et lumineux!
Rouvre, virginal, le livre de l’amour,
Et nos tous premiers, sont des bourgeons de roses.
Ensemble toi et moi dans le même mouvement.
La lune nous regarde, passer le pont du rêve,
Sous l’égide du sommeil, comme dans l’alcôve du secret,
Nos lèvres viennent modeler, la chaleur et le miel.
Dans la simplicité de l’œillet nôtre baiser éclos.
Et pareil au papillon, dont l’histoire s’envole,
Les longues ailes de l’ivresse, nous emportent vers l’absolu.
Minuit souligne les formes, de nôtre étreinte amante,
Par delà les lois de chair, nos âmes se conjuguent,
Et parmi le ciel mat, jaillissent, les feux de nôtre constellation…
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