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Dessus mes lèvres, ta bouche, a déposé l’écume,
De l’onde infinie et mielleuse du baiser.
L’océan t’a reprise et sur le sable le sel encore,
En son sein minuscule, retient ton empreinte.
Le vent a emporté au large cet instant pur,
Comme assis sur le port je toise l’horizon,
En rêvant que la vague me prenne et me transporte,
Devers cette ile, là bas, où jaillit ta chaleur.
Je ne suis pas ce mariachi, ce vrai desperado,
Qui modelant les arts, de l’arme et de la guitare,
Encense dans l’air ambiant, et le clair et l’obscur.
Pyrame et Thisbé peut être pas, Estelle et Nicolas surement!
À chaque bout de la distance, sur nos visages nous dessinons,
Le sourire comme une mémoire, là où l’amour su éclore…
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