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Celui qui te suit
A le verbe facile
Il y a peu, j'ai frémi
Sous son langage habile
Et sa voix m'a ravie
De frissons inutiles.
Ô coeur rusé, versatile !
Des âmes, dévoreur subtil
Cette ombre qui te sourit
Prédateur de rimes, amant de nos envies
Change de nom, de costume
A chaque essence qu'il hume.
Je te laisse à ses mots
Les mêmes, brûlants, qu'il ressert
Si encore il était sot !
Mais trop savant pour nous plaire.
Sous mes yeux, toi...
Tel un envol de corbeau
Qui parade aussitôt,
C'en est presque trop
Car là....
Lib'Belle
http://www.mespoemes.net/calibellule
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