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"Famille je vous aime, famille je vous hais…"
Contrastes d’émotions intenses et plurielles
Quand on veut s’affranchir de ce qui nous défait
Et demeurer captifs de vertueux modèles.
Aux rejets exprimés des us et des coutumes
D’un milieu dont on sait pourtant qu’il nous façonne
Répond l’acte d’aimer, pour qui l’on se consume,
Au rythme des conflits, intérieurs, qui questionnent.
Souvent, à cet amour en qui je me complais,
Je m’accorde, et je vis dans la douceur de l’âge
Qu’une enfance épargnée aux charmes désuets
Entretient au couvert de mes anciens mirages.
Parfois dans le refus d'une cage dorée,
A la fois inconscient et fort de clairvoyance,
Je cherche un idéal pour mon âme éplorée
De se voir à jamais privée d’indépendance.
Mais à la fin, pourtant, quelque soit le parcours,
D’en avoir éprouvé le pire et le meilleur
J’espère et je demande, sans qu’il soit de détours
Et quand d’autres prieront, asphyxiés par la peur,
Que la famille soit mon ultime recours…
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