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Je Suis Néo- Nazi 8 : Un Souffle de Liberté

le mercredi 22 avril 2015, à 15:39. Posté par Loïc




    Aujourd’hui on était bien contents, parce que Mamie est venue nous rendre visite : il était prévu qu’on aille tous ensemble à la plage en Normandie. Moi j’aime bien les plages normandes : les grains de sable sont plus gros qu’ailleurs, on appelle ça des galets, c’est pas facile pour s’asseoir mais on peut en lancer et couler des barges de débarquement américaines. Chez nous à Calais par contre, c’est comme chez Mamie, il n’y a que du sable, et si on lance des grains de sable vers un croiseur, ça le fait rigoler ; encore qu’une fois, quand Hermann n’avait qu’un an, on était chez Mamie en Bretagne, il a lancé un grain de sable vers un grand bateau, et quelques minutes plus tard le bateau s’écrasait contre des rochers et l’eau devenait toute noire sur 20 kilomètres. Hermann battait des mains, mais Maman a expliqué que ce n’était pas lui qui avait fait ça, que les pilotes du bateau étaient parfaitement capables de se gaufrer tout seuls sur des récifs à cet endroit précis et que c’était comme une tradition. Et on s’est tous éloignés pendant que les vagues noires arrivaient sur la plage, sauf Mamie qui est allée goûter pour voir, mais elle a recraché tout de suite et elle a dit que c’était trop salé, la faute à l’eau de mer.

    Donc Mamie est venue nous rendre visite, et on attendait tous dans la rue avant midi. Mamie a tourné le coin de la rue au volant d’une espèce de voiture en zigzaguant, elle a un peu raté son freinage, elle est montée sur le trottoir en évitant de justesse un arbre et elle a fini par s’immobiliser contre une poubelle qui a roulé jusqu’au croisement suivant.

    « Petite faiblesse des freins, a dit Papa en souriant et en agitant la main. Elle n’a pas passé le contrôle technique depuis des années.
    – Qui ça ? a demandé Maman.
    – La voiture, a répondu Papa en augmentant la taille de ses sourcils.
    – Ah, a dit Maman. Mais tu es sûr qu’elle a le droit de rouler ? Elle est assez ancienne.
    – A l’époque, c’était conçu pour durer, a dit Papa.
    – La voiture ? », a demandé Maman, et ils ont commencé à se battre discrètement pendant que Mamie toquait à sa vitre parce qu’elle n’arrivait pas à sortir.

    Une fois qu’on a eu désincarcéré Mamie, on est remontés à l’appart. Hermann rapportait le pied-de-biche, il était tout fier. Dans l’ascenseur, qui marchait (c’est tellement rare que des fois on oublie d’essayer de l’appeler), Mamie s’est mise à humer. Moi je ne voyais pas ce qu’il y avait de fascinant, à part la forte odeur de pipi du chien des 64b, qui est très pratique parce que ses maîtres n’ont jamais besoin de le descendre jusqu’à la rue ; mais Mamie, elle voyait.

    « Qu’y a-t-il, Mamie ? a demandé Maman.
    – Quelqu’un a bu ici, a déclaré Mamie.
    – Là, aucun doute, a dit Maman en évitant le pied de Papa.
    – Ça date d’avant-hier, c’était du Calva Chatel 2001, le gars avait la cinquantaine, il boitait et il est sorti au 4e étage, a dit Mamie.
    – Ça, c’est Francard, a rigolé Papa. Il est policier, on le connaît bien. De temps en temps il vient m’arrêter, c’est un copain.
    – J’ai perdu une boucle d’oreille la semaine dernière dans le bunker, a dit Maman. Vous pouvez me la retrouver ?
    – Ça dépend, a chevroté Mamie. Vous l’aviez trempée dans de l’alcool ?
    – Non, a dit Maman ; moi, j’utilise Elsève.
    – Bon, on verra », a dit Mamie, et on est arrivés au 10e.

    On est entrés dans le bunker, Papa a déposé dans un coin la portière de la voiture, Mamie a sorti une bouteille de son sac à main et elle demandé un récipient en métal, Maman lui a apporté la casserole qui sert pour les fuites, Mamie a bu dedans, Maman a jeté la casserole à la poubelle et Papa a dit :
    « Bon chérie, si tout est prêt, on va à la plage ?
    – On peut prendre une minute pour mettre du whisky dans l’écran total », a répondu Maman en regardant Mamie.

    Et là c’est rare, mais Mamie a vraiment eu l’air choquée. Mamie, elle ne se met pas souvent en colère, mais cette fois elle s’est légèrement voûtée comme s’il y avait un vent de dos, elle a tout plissé les yeux, elle avait le chignon hérissé et j’ai bien cru qu’elle allait sauter sur Maman comme le monstre dans Alien qui abîme des gens pour rigoler, sauf que Mamie, elle n’avait pas de queue et elle ne rigolait pas.

    « Vous voulez répéter ? elle a dit Mamie, et à la place de Maman je n’aurais pas eu envie de répéter.
    – Ecoutez, Mamie… a répondu Maman qui avait l’air ennuyée.
    – Vous pensez que je suis gaga, c’est ça ? Sénile ? Cot-cot ? Tralala-tchout-tchout ?
    – Mais non, a menti Maman, c’était pour…
    – Si si, apparemment vous croyez que je ne suis plus capable de préparer moi-même mon écran solaire, a sifflé Mamie ; eh bien si, figurez-vous ! Je le fabrique même toute seule dans ma cave, et ça m’a pris du temps croyez-moi de trouver la bonne formule et j’ai dû remplacer trois fois les alambics endommagés, mais maintenant il est stable et on peut même le mettre en plein soleil.
    – Oui, pour un écran solaire c’est mieux, a dit Maman.
    – Bon, il est déjà midi, on y va à la plage ou pas ? a demandé Papa en retenant Hermann qui voulait aller faire un puzzle de 1000 pièces.
    – Un instant, Totoche », a dit Mamie, et j’ai bien vu que Maman avait envie de rigoler et je me suis demandé si Papa allait essayer d’écraser le pied de Mamie, mais il ne l’a pas fait, sans doute parce qu’il aime bien le nom. « J’essaie d’expliquer à ma bru que je suis encore viable. Bru ?
    – Viable, a déclaré Maman en hochant la tête très fort.
    – Donc on y va ? a redemandé Papa qui s’impatientait.
    – Oui, Totoche », ont dit Mamie et Maman en même temps, et Papa a failli dire autre chose mais il est plutôt allé chercher les affaires, et on est partis.

    On est montés dans la Golf, avec Papa au volant, Maman à sa droite, et Mamie derrière avec Hermann, moi, et le parasol patriotique noir-blanc-rouge ; Maman avait le sac de Mamie, qu’elle voulait tenir en l’air pendant qu’on passait les ralentisseurs de la rue, même si Papa soupirait que les ralentisseurs, Mamie les avait passés à l’aller et que le quartier était encore là. Alors Maman a fait comme si elle jetait le sac sur les genoux de Papa et on a failli avoir un accident. Maman, c’est quelqu’un de taquin.

    Après, on est montés sur l’autoroute du sud, et ça allait tout seul, avec toutes les voitures qui nous doublaient en faisant « zwouf zwoufff » ; il faut dire qu’on n’allait pas très vite parce que Maman craignait qu’un haut régime ait des effets négatifs sur le sac de Mamie, qu’elle avait posé parce qu’elle ne comptait pas garder les bras en l’air pendant tout le voyage. Mais c’était bien, avec Hermann on comptait les lignes blanches entre les voies. Puis Papa a mis les infos, et on a entendu qu’en Espagne, un Français avait percuté un car de tourisme marocain qui était alors tombé dans un ravin, bilan 65 morts ; la police déclarait que selon toute vraisemblance le car n’était pas aux normes européennes et que l’enquête révèlerait aussi si les passagers l’étaient ou pas ; à la fin ils ont dit « Heureusement, le Français s’en est sorti indemne malgré deux tonneaux ». Ils l’ont interviewé avec émotion dans l’ambulance, il remerciait le Ciel que tout se soit bien fini ; et là, on a entendu Mamie murmurer pensivement « Mmmh… je dirais d’après sa voix que les deux tonneaux, c’était du Château-Pétrus années 80, mais comme elle tremble, je ne cerne pas exactement le millésime. Enfin du bon, quoi. »

    Bref, notre journée commençait bien. On filait sous le soleil, Mamie était calme, j’en étais à 3246 lignes blanches avec Hermann, les infos avaient mis Papa de bonne humeur ; alors il a baissé sa vitre, il a passé la main dehors pour caresser le vent, en disant de sa voix douce « Sentez-vous ce souffle de liberté ? », et il y a eu un gros bruit et un cri : Mamie avait appuyé sans faire gaffe sur le bouton du parasol, qui n’avait pas eu tout à fait la place de s’ouvrir entièrement mais qui bloquait quand même la lunette et les vitres arrière ; Hermann et moi, on était pratiquement sous les sièges avant, mais Mamie avait le cou coincé entre deux baleines.

    « Argh, disait Mamie.
    – C’est dans ces moments-là qu’on voit de qui tu tiens », a dit Maman à Papa, qui de toutes façons était obligé de garder les pieds sur les pédales.

    Papa a rangé la voiture aussi vite qu’il a pu sur une aire 15 kilomètres plus loin, mais pas de chance, il y avait déjà une voiture de police, avec des gens dedans qui se sont tout de suite intéressés quand on était à quatre pour essayer de démêler Mamie du parasol. Un gros type en bleu s’est approché.

    « Bonjour messieurs-dames, gendarmerie, est-ce que pouvons-nous vous amener une assistance, même quelconque ?
    – Margh grr, a essayé de crier Mamie.
    – Qu’est-ce qu’a-t-elle dit ?
    – Rien, a dit Papa, et il a dégagé Mamie des baleines du parasol.
    – Fais-la taire, a chuchoté Maman. C’est à la plage qu’on veut aller.
    – J’ai dit « Mort aux vaches », voilà ce que j’ai dit, a haleté Mamie en sortant de la voiture tête la première, tirée par Papa qui essayait de dire « chut ».
    – Il y aurait infraction vis-à-vis pour un représentant de la fonction de l’ordre, donc ? a dit le gros type avec une voix grosse aussi. Papiers, s’il vous plaît.
    – Mais……, a balbutié Papa en un cri du cœur, on n’est pas arabes !!!!!!!!
    – Nous n’affectons pas que des contrôles sur les personnages d’origine bougn… maghrébine », a répondu le gros qui avait l’air de s’énerver, et un de ses copains a commencé à s’approcher avec la console de jeux à PV. « Papiers !
    – Et voilà, ça va être comme la dernière fois, a soupiré Maman.
    – Bru, mon sac ! a dit Mamie. Mon ausweis est dedans, il a le tampon du….
    – Non non, pas besoin du sac, a coupé Maman très vite et en faisant plein de gestes de paix. Monsieur, nous sommes parfaitement inoffensifs et il est inutile que le ton monte entre nous. Soyez…
    – HEIL HITLER !!! » a gueulé Mamie en faisant le salut assise par terre.

    Le gros, ça l’a pris de court, son bras droit a failli bouger ; tout de suite il a regardé son copain et il lui a fait signe de baisser le sien, parce que par réflexe le copain avait claqué les talons et renvoyé le salut. Le gros a souri gentiment, il a aidé Mamie à se relever, il lui a tapoté l’épaule, et l’a ramenée à la Golf.

    « Ça ira pour cette fois, Madame. Vous pouvez désintégrer le véhicule… et j’espère que vous serez encore en circulation en 2017 pour aller commettre votre devoir de citoyenne. Bonne journée, messieurs-dames. »

    Et on est repartis tout doucement à cause du sac de Mamie, qui lui aussi pouvait désintégrer le véhicule. Mamie chantonnait à voix basse des trucs en allemand, Papa sifflotait, mais je regardais Maman et elle, elle avait l’air toute drôle.
    « Alors ça, je n’arrive pas y croire…, elle a fini par dire.
    – Mais si, a répondu Papa avec enthousiasme, justement il faut y croire ! Tu vois bien : il y a comme un grand souffle de liberté. »

    Finalement on est arrivés en Normandie 8 heures plus tard, et on a bien rigolé, surtout qu’on était tout seuls sur la plage ; peut-être parce qu’il faisait nuit, comme souvent. Du coup, avec tout ce qui s'est passé en route, je n’ai pas trop pu vous parler de la mer, mais pas grave ; c’était moins intéressant.

    Papa, il dit souvent : « Ce n’est pas le voyage qui compte, c’est la destination ». En fait Mamie lui a dit qu’elle avait appris ça pendant son travail en Allemagne avec Papi jusqu’en 45 ; mais moi je ne suis pas d’accord.

    Avec la famille que j’ai, c’est le voyage qui compte.







    Sam 18 - Mercredi 22 Avril 2015


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commentaires ( 8 ) (Ajouter un commentaire)
angela le mercredi 22 avril 2015, à 16:06
je adôrrr la foto du fureur sur le plaje derrièrre
mais ne t'inquiette pas les astéroïdes vont choir sur le planet et on aura de l'eau
je aime aussi le mamie qui désintègre das auto
ça est une golfe of course
je me rigole tousseul dans mon bunker
passe moi le crème au whisky
heil Loïc !

hilde le mercredi 22 avril 2015, à 16:49
je veux pas cafter mais le petit enriche il a des bagnoles américaines
avec des clebs zé tun kapitalist
il a des contakts a miami et tout
fézentention

imparfait le mercredi 22 avril 2015, à 20:59
je vois que tu t'éclates toujours avec ta fiction peut-être pas si éloignée d'une certaine forme de vérité!!!!
Bises du coeur Loïc

domidom le mercredi 22 avril 2015, à 22:09
Aujourd'hui, on est gâté par nos auteurs, tout y passe, amour, tristesse, spleen, heureusement que tu es là pour donner une note de réjouissance, on peut dire que l'on ne s'ennuie pas en te lisant....
Je crois que j'aime de plus en plus ta famille...
Chapeau la photo du "fureur", un doute sur l'orthographe...
bises à toi...
Domie...

Petit Heinrich (Philip) le jeudi 23 avril 2015, à 07:42
Bonjour mon tonton. Oh, la chance ! Moi je connais pas la Normandie, à doit être trop beau. Mais chez nous c’est une région bannie passque, comme dit mon grand frère, c’est des mauvais souvenirs qu’à cause de tous ces menteurs et laveurs de cervelles qu’étaient deux Deux Gaules, les Church Hill (t’as vu comme y fait des jeux de maux en anglais mon grand frère, pourtant il déteste des roastbeefs) ON a perdu la guerre ! J’aime bien quand y parle mon grand frère, on voit qu’il est très intelligent. On lui a dit de se présenter aux élections de l’amicale des locataires de notre cité de hachélèmes, comme ça y pourra faire passer des idées comme quoi faut donner des logements qu’aux français qui travaillent. Après, y pourra se présenter aux élections des députés FN et commencer à dénoncer les autres profiteurs qui dorment sur les pupitres de l’Assemblée Nationale en faisant croire qu’ils défendent les valeurs de notre pays en faisant des lois pour les pédés.
Mais, y m’a perturbé mon frère avec son « ON a perdu la guerre ». Quand j’ai dit après à mon prof d’histoire que je comprends pas que les livres d’histoire qu’on nous donne son faux y m’a puni et je l’ai entendu dire « de toute façon on la connait ta famille de gros fachos révisionnistes ». Je savais pas ce que ça voulait dire révisionniste, alors j’ai eu la trouille que papa et maman se mettent à trop me faire réviser mes leçons.
Enfin, je l’aime pas mon prof d’histoire, et pis, il a pas trop d’autorité passque à toutes les rentrée des classes, dans ma ZEP de quartier sensible du 9-3 qand y commence à parler de nos ancêtres les gaulois, y a Youcef, Momo, Sherif, Mustapha qui rigolent et Latifa, Yasmina et Aïcha qui font des you-you avec leurs langues.
C’est pour ça que j’attends toujours avec impatience les vacances. Mais, si on va pas en Normandie on va sur d’autre plages. Et papa y fait toujours attention à ce qu’y ait pas de marées noires. Nous, c’est toujours du beau sable où que tout le monde fait des piques niques (même que papa en rigolant quand y commence à être un peu bourré y dis que quand la nuit elle tombe, y a des gens qui piquent pas sur la plage mais qu’y niquent !).
Oui, jamais de mazout sur les belles plages où on va pique niquer. Mais on le verrait pas le mazout passqu’après les pique niquent elles sont recouvertes d’assiettes en plastique, de restes de taboulé, de canette de coca, de kleenex. Un jour j’ai voulu les ramasser passque le prof y nous avait parlé de civisme en classe. « Ca va pas qu’y m’a dit mon grand frère. D’abord ton prof c’est un gros con de gauchiste, et puis toutes nos saloperies qu’on laisse sur la plage, il y a des bougnoules qui s’occupent des poubelles pour ça, faut bien qu’ils bossent déjà qu’ils sont trop payés et touchent les allocs ». Maman s’en est mêlée et elle a dit « oui mais ils font le sale boulot que personne veut faire ». « Ah, ferme ta gueule où je te fous une baffe » il a dit très gentiment papa qui était bourré.
Mon grand-frère il en a presque avalé son stylo publicitaire du FN qu’il tenait entre ses dents. Y fait toujours ça quand il écrit des tracs de propagande pour les Bleu Marine (cé pas la Marine poète qu’écrit des mots bizarre).
« Quoi, tu te mets à les défendre maintenant ! Mais déjà qu’ils prennent tous nos logement hachélèmes, tu verras quand il sera temps que tu ailles à l’hospice, et c’est pour bientôt si tu te ramollis le cerveau à ce rythme-là, ils auront pris toutes les places, aux frais des contribuables. ». Et même qu’après j’ai entendu mon grand frère grommeler dans sa barbe « Ah quand même, ce CON de Goebels il aurait mieux fait de se taire en clamant que le travail rend libre. J’t’en ficherai de la liberté. Ils auraient mieux fait de rester esclaves sur leurs iles à cocotier ! » En ce moment, tu vois, mon tonton, on se dispute beaucoup dans la famille. J’espère qu’on pourra tous aller en vacances à la mer, tous dans notre grande auto. Tu parles de l’auto de ta mamie qu’est pas toujours en bon état. Nous ça va, papa qui magouille un peu et qu’y travaille au noir, y change de voiture assez souvent et y vend la vieille à des africains qui en font de jolis poulaillers dans leurs pays. Ah, mon frère y m’a repris : « Non, papa ne magouille pas. Il est indicateur de police et il dénonce les travailleurs clandestins, les immigrés sans papier, les feignants qui grugent les allocs et la police le paie pour ça. Mais franchement, notre père est un peu taré. Il dénonce aussi les juifs et à chaque fois les flics rigolent : « mais non Monsieur Marcel, c’est fini depuis longtemps tout ça. C’est les dealers et les proxos qui nous intéressent maintenant. ». Mais, bon, il y a quand même de la complicité entre les policiers et papa, question de valeurs communes, si tu vois ce que je veux dire. C’est comme les gendarmes qu’ont arrêté ta mamie. Je te laisse mon tonton. La prochaine fois, c’est mon grand frère qui t’écrira parce qu’il trouve que vous êtes une famille exemplaire. Petit Heinrich

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le jeudi 23 avril 2015, à 07:47
Salut, Loïc. Quelques mots perso, quand même, qui ne sont pas du Petit Heinrich, pur te dire combien, tous les autres ami(e)s le soulignent où rentrent dans le jeu de la déconnade, ta saga est désopilante. Un moment attendu à chaque fois avec impatience.
C'est ça aussi, mespoemes.net : de la poésie en grande majorité, mais de l"humour, du partage, des échanges et des démonstrations sur des valeurs, même à travers un prisme caricatural comme tu le fais. Merci de ton retour depuis quelque temps, sous cette facette où un désolant fond sociétal est traité avec humour, pour nos rires les plus salutaires et sains, bien sûr. Amitiés. Philip.

Micheline 1940 le vendredi 24 avril 2015, à 05:45
Bonjour cher Loïc !
Merci encore pour la drôlerie du texte !
Je me suis délectée ! Décidément quelle famille boute en train ! Et quelle imagination !
Bien amicalement,
M.

les prosesdeslim le vendredi 24 avril 2015, à 18:57
Cher Loïc,
un thème très original que je viens de découvrir et dans lequel je découvre, au delà de ton talent de poète, ton inclinaison au véritable humour, à la dérision autour d'un thème assez sérieux, un problème de société à chaque fois réactualisé et que tu as su mettre en exergue dans un style plaisant, à la portée de tous les lecteurs. Amicalement. Slim.

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