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Coluche revisité (1944-1986)
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le jeudi 23 avril 2015, à 12:38. Posté
par Michel Ernest
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Je m'étais pourtant bien promis
De ne pas écrire une ligne
Sur les vedettes d'aujourd’hui
Qui de l'Histoire ne soient dignes
Pourtant il faudra faire avec
Car je sais qu'un jour va venir
Où la belle « histoire d'un mec »
Dans un grand livre va s'écrire
J'ai nommé monsieur Colucci
Pour le grand public c’est Coluche
Michel tout court pour ses amis
Alias le rital de Pantruche
Il est né dans le quatorzième
Arrondissement de Paris
Précisément à l’endroit même
Où est né l’homme qui écrit
Il a trois ans quand meurt son père
Et sa mère fleuriste à ses heures
Elève au bord de la misère
Le petit Michel et sa sœur
Pas très travailleur à l'école
Il va bien vite mal tourner
Jusqu'au jour où sa bande vole
Le sac d'une personne âgée
Sa mère furieuse et inquiète
D’un coup du revers de la main
Comme avec une marionnette
Le remet dans le droit chemin
Cette fois-ci, le gamin change
Et se trouve un petit boulot
Mais si des voitures il se range
Sa passion va vers les motos
Vers les motos et la musique
Il est fan de rock et en pince
Pour les Beatles et Jagger Mick
Mais aussi un peu pour Brassens
En mil neuf cent soixante-quatre
A l'armée Michel se morfond
Pendant un an il doit combattre
Les cancrelats de sa prison
A son retour il chante Brel
A la terrasse des cafés
De l'Odéon à Saint-Michel
De quoi se payer à manger
Il rencontre Romain Bouteille
Qui l'incorpore dans sa troupe
Et Moustaki parfois lui paye
Un lit et une bonne soupe
Comme on le trouve vraiment drôle
Il tourne des publicités
Et obtient même un second rôle
Dans un film classé série B
Il imite Léon Zitrone
Un journaliste alors en vogue
Chemin faisant on lui pardonne
De toucher un peu à la drogue
Il francise son patronyme
Colucci pas très attirant
En adoptant le pseudonyme
Coluche à l’âge de vingt-six ans
S’enchaînent les événements
Son mariage avec Véronique
Ses films plus ou moins hilarants
Et sa parodie du Schmilblick
Il se présente aux élections
En mil neuf cent quatre-vingt un
Mais il dérange pour de bon
Alors il dit « ciao pantins »
Viennent deux années de galère
Privé de télé de radio
C'est la traversée du désert
Mais sans Marcel le chameau
Et puis un beau jour il revient
Le cheveu court sans salopette
Chercher pour son "Tchao Pantin"
Une petite statuette
Après ces années de placard
Viennent les années au balcon
On le voit au Paris-Dakar
Puis se marier à Le Luron
On le voit à "Coluche 1-faux"
Courir à la marche des Beurs
Conquérir un record à moto
Créer les restaurants du cœur
Puis vînt ce fameux jour de juin
Où un putain de gros camion
Se mit en travers du chemin
De notre aimable trublion
Aujourd’hui encore on ne sait
Si le bon Dieu l’avait voulu
Où si à cinq minutes près
Le camion l’aurait attendu ?
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commentaire ( 1 ) (Ajouter un
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domi le jeudi 23 avril 2015, à 13:16 merci à toi ! Il vaut bien nos hommages... |
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