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L’aurore prend ses quartiers,
Dedans l’humeur de ma maison,
Le jour, soulève ma raison,
Me levant, d’un éveil presque entier.
Aujourd’hui, froid, dans le calendrier,
Un pétale triste pour la saison,
Comme du printemps, une grise trahison,
Amer breuvage, du temps sommelier.
Ton amour tranche, cet ennemi de distance,
Et héroïque, tu dépose ta présence,
Entre mes mains, ainsi qu’un papillon.
Ta chaleur féminine, à l’égal du nectar,
Galvanise mes globules, par une amante onction,
Faisant qu’étincelle la vie, dans le plus intense des noirs…
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