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Après avoir délaissé la crédence,
Nous regardions dans l’âtre un feu de bois ;
Sur les chenets, la flammèche qui danse
Était la seule à rompre le silence
Où communiaient nos deux voix.
Très gentiment, vous m’avez fait comprendre
Quand la nuit vint, qu’il valait mieux partir ;
Vos yeux m’ont dit dans une phrase tendre
Que trop souvent ne point savoir attendre
Peut engendrer le repentir.
Quand, arrivé sur le pas de la porte,
Me retournant, j’ai vu votre regard,
De vous serrer, l’envie était trop forte !
Quand dans un cœur, le sentiment l’emporte,
La raison n’est plus un rempart.
Sur vos cheveux, de la poudre de lune,
Divine aura, devenait diamant.
Vous voir si belle, avoir telle fortune !
Je me suis dit : «Une fois, oh ! rien qu’une,
Oser me croire son amant...»
Alors j’ai pris votre main dans la mienne
Et vous ai fait, sans un mot, le serment
D’être avec vous, toujours, quoi qu’il advienne :
Oui, vous serez ma muse stendhalienne,
Ma Clelia, passionnément.
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