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Ami, que deviens-tu?

le lundi 27 avril 2015, à 23:41. Posté par slim le poète



    j’ai longtemps cherché ta trace là où la muse te guidait,
    dans les forêts, les montagnes, les rivières argentées,
    même dans les profondes nuées où souvent tu te perdais,
    au-delà de l’horizon rouge où tu aimais si bien méditer…

    J’ai longtemps suivi tes pas sur les berges abandonnées,
    dans les cimes des montagnes lointaines encore enneigées
    dans les chemins escarpés où Colette aimait se promenait,
    au crépuscule des soirs d’été dont tu aimais si bien t’imprégner…

    J’ai longtemps cherché tes manuscrits que jamais je n’ai lus,
    dispersés aux vents légers et mystérieux de tes strophes ailées,
    emportant loin les secrets profonds de ton cœur souvent en allée,
    offrant tes proses à ces yeux hagards où, depuis, il a beaucoup plu…

    J’ai longtemps cherché un message dans tes magnifiques écrits,
    tentant de percer le mystère de cette retraite souvent inexpliquée,
    j’y ai trouvé des ailes géantes, un bateau fantôme figé dans un quai
    et un air pathétique de marins mettant le cap vers un horizon gris…

    Je t’ai cherché toujours, partout où le hasard pouvait me mener,
    dans mon sommeil, dans les rues où personne ne reprend tes prières…
    Je t’ai cherché derrière un arbre, entre deux belles allées de genêts
    même au plus profond de mon cœur où rayonnent encore tes lumières !...

    Je me sens las et pourtant, quand je songe à ta bonté, ta générosité,
    quand me vient à l’esprit tous tes messages d’amour et d’amitié
    et que le soir venu me parvient du ciel étoilé ton sourire beau et entier,
    je crois percevoir, émanant d’un buisson, ta merveilleuse prose enchantée…

    Slim le poète.

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commentaires ( 11 ) (Ajouter un commentaire)
les prosesdeslim le lundi 27 avril 2015, à 23:47
A Oliver Jane, qui brille par son absence et dont j’espère qu’il reviendra parmi nous en bonne santé.
Oliver n’a jamais manqué de me soutenir et de demander de mes nouvelles.
Pour tout cela, je ne le remercierai jamais assez. Ce poème est loin de refléter tout ce que dans le fond j'aimerais lui dédier.
Oliver restera à jamais mon ami. Slim.

imparfait le mardi 28 avril 2015, à 11:29
Bonjour Slim,
Un très beau message pour Oliver qui j'espère reviendra un jour parmi nous car trop de poètes nous ont quitté.
J'aime toute la sérénité qu'apporte la magie de tes mots et le message qu'ils nous délivrent et malgré ta lassitude, ton coeur continue de chercher et tes yeux, même fermés, voient l'invisible pour les autres, car ces profonds sentiments sont tiens.
La balade que tu nous offres dans ton paysage réveille notre imaginaire et on finit par sentir le vent nous caresser le visage, les parfums nous titiller les narines et le clapotis de l'eau résonner à nos oreilles.
Merci Slim pour ce partage et je le redis, tu es bien Slim Le Poète.
Amitiés chaleureuses

José le mardi 28 avril 2015, à 12:26
Un beau texte riche par son humilité et en même temps sa grande générosité; c'est vrai que comme à toi, Oliver nous manque à tous.
Amitiés.

les prosesdeslim le mardi 28 avril 2015, à 20:26
Chère imparfait,
tout d’abord, je tiens à te remercier pour ton beau commentaire. Oliver est pour moi un poète doublé d’un ami. Il m’a paru nécessaire de lui faire un clin d’œil au regard de toute la gentillesse et la générosité qu’il manifeste à tous les poètes.
Tu disais que beaucoup de poète sont partis. Il reste à espérer qu’il ne s’agit pas de départ sans retour.
Un poète qui part ne peut jamais être remplacé par un autre car chacun a son propre langage, sa propre vision des choses mais tous évoluent en général sous la même bonne étoile. Quant à la ballade, je me dois de t’avouer que dans ce poème elle m’est surtout inspirée des bons souvenirs que m’a laissés Oliver au travers de sa belle poésie et ses gentils commentaires. Amicalement. Slim.

les prosesdeslim le mardi 28 avril 2015, à 20:33

Cher José,
je suis content qu’Oliver vous manque également et ce poème bien qu’étant généreux et écrit avec beaucoup d’humilité ne peut dans tous les cas refléter les grandes qualités d’Oliver. Merci José de m’avoir commenté et pour cette pensée affectueuse à son adresse. Amitiés. Slim.

domidom le mardi 28 avril 2015, à 21:31
Slim, Oliver, deux poètes merveilleux, mais aussi, deux amis extraordinaires....
Tu me manquais, et lui aussi me manque énormément, j'ai adoré lire et relire ce superbe hommage que tu lui a dédié...
Sur le dernier commentaire que j'ai eu de lui, je le quittais pour aller visionner un match de foot, je ne sais plus lequel, il faudra que je recherche, il me disait, (Croisons les doigts pour que la France gagne)...
En vieillissant, ma mémoire a des lacunes, c'est si loin, dis lui si tu le rencontre qu'il est toujours dans ma pensée et dans mon cœur....
Mes Sincères amitiés à vous deux...
Domie/domino

Philip (JARDIN DE LUNE) le mercredi 29 avril 2015, à 18:57
Bonjour, mon cher Slim. J'arrive comme bien souvent, en retard sur ton poème.
Ces mots, dédiés notamment à Oliverjane, que les anciens ont connu, son pétris de générosité de coeur. Non, nous n'avons plus de nouvelles d'Oliver. J'espère me tromper en disant qu'il me semblait qu'il avait peut-être eu des problèmes de santé. Ce poète a toujours eu beaucoup d'enthousiasme et a toujours apprécié la simple amitié qui règne sur le site. Le pire, c'est qu'il demeure à 1/4 d'heure en voiture de chez moi, près des bords de Marne (un affluent de la Seine) et la semaine dernière je n'étais pas loin de chez lui....mais je n'ai jamais su son adresse. Alors, espérons qu'il reviendra et d'abord tombera sur tes vers.
Revenir, avec son coeur et sa gentillesse, c'est un cadeau pour nous tous. Ce fut ton cas, mon ami, avec une absence sans doute justifiée par les aléas de la vie. Tu es encore las, mon ami, tu nous en fais l'aveu. Alors, puissent nos sincères pensées d'amitié que nous t'offrons tous, nous qui te connaissons, être une force, une lumière, un instant sacré pour toi. Et crois-moi, tu ne vas pas aimer le terme que je vais utilisé, je me sens si redevable de tes paroles et pensées de bonté que tu as eu à mon égard, il fut un temps. Je ne peux l'oublier, crois moi. Mais, même sans cela, crois-moi, je suis à l'unisson de tous les ami(e)s qui t'apprécient tant pour tes qualités, que j'envie sans les jalouser. Ah qu'il doit être magnifique d'être une belle âme comme un Slim ! Prends soin de toi, mon ami, et une pensée bien chaleureuse pour Oliver. Philip.

les prosesdeslim le mercredi 29 avril 2015, à 21:28
Ma chère Domie,
je ne crois pas qu’Oliver soit parti pour toujours. Il aimait trop la poésie pour ça. Elle lui collait trop à la peau !je me souviens qu’il était l’un des premiers à commenter nos poèmes avec toujours le même souci d’encourager nos écrits même s’ils étaient médiocres. Sachant qu’on a tous encore besoin de lui, il ne peut être parti comme ça, sans donner de raisons !
Souvent, quand il m’arrivait de m’absenter, il me demandait toujours : Slim mon ami, que deviens- tu? Et quelques mois plus tard, il me reposait la même question…
Oliver est un poète dans l’âme. Il aimait écrire et aimer donner ce qu’il écrivait. Sa générosité est sa raison de vivre , à telle enseigne qu’à force de commenter les autres poètes, il en oubliait de poster ses propres poèmes…il me manque beaucoup …
**je t’ai cherché a la fenêtre,
les parcs en vain sont parfumés…
où peux-tu, où peux-tu bien être
à quoi bon vivre au moi de mai ?** (Louis Aragon)
Le printemps te va si bien cher Oliver, c’est dommage que tu n’aies pu cette fois t’accoutrer de son manteau vert ni charger ta douce âme de ses promesses familières…Perdu dans un champs chargé de coquelicots, tu finiras un jour par nous retrouver !Pour l’instant ,c’est promis ,tant que tu es blotti dans nos cœurs à tous, tu sais nous insuffler la force magique de t’attendre…**Il reviendra le très joli bateau, il reviendra un jour qu’il fera beau…

les prosesdeslim le mercredi 29 avril 2015, à 23:17
cher Philip,
comme les mots peuvent me paraître dérisoires dés lors que je tente de chanter les vertus d'un être cher dont on est sans nouvelles ! comme j'aurais aimé les lui dire du temps qu'il était parmi nous ,disponible, agréable, cherchant chaque fois à venir au secours des autres ,ne tarissant jamais d'éloges à l'endroit de tous ceux qui étaient dans une impasse psychologique...jamais le mot de trop ,toujours ce souci de bien faire et surtout de faire plaisir, sans rien attendre en retour, tel un printemps prometteur sur tous les plans qui réchauffe tous les cœurs avant de s'en aller pour d'autres contrées...il ya quelque chose qui manque dans cette toile, j'ai beau essayé de la combler de mots ,mais les mots que je dis pourquoi m'échappent-ils? leur banalité même épouvante ma voix...je n'aime pas les adieux ni les au-revoir, ni ces séparation sur le quai d'une gare...à chaque amitié ou amour perdu ,on laisse toujours une part de soi-même qu'au grand jamais on ne sera en mesure de récupérer!...rappelle-toi mon ami le jour où tu devais te retirer de ce site .j'avais connu alors une peine telle qu'à mes yeux le seul moyen de pouvoir te retenir encore était de te provoquer par tes propres armes ,c'est à dire la poésie...
Il est vrai comme le disait souvent Oliver que des poètes talentueux comme toi il y en a si peu! quant à tes commentaires, ils sont si entiers et toujours guidés par ce même souci d'empathie qu'on a souvent le sentiment que tu fais partie de la famille de tous les poètes de ce site.je sais ton désarroi quand le temps vient à te manquer pour commenter un poème ,un peu comme si tu voulais faire tiennes toutes les envolées lyriques de ceux qui ne dorment pas ou de ceux qui se réveillent très tôt pour libérer leur précieuses muses... VICTOR HUGO DISAIT: chaque homme est un livre où Dieu lui-même a écrit...ce qui m'impressionne et m'épate dans le même temps c'est ton amour démesuré pour la poésie et à chaque thème rencontré tu ajoutes toujours une petite touche sympathique de ton vécu personnel même éloigné quelque peu du thème en question ,une façon à toi de nous rappeler qu’il t’a été donné déjà de traverser des émotion similaires .Et tu ne peux imaginer comme tes commentaires peuvent faire du bien ,car en fin de compte c’est le prolongement d’un poème dont on ne sait réellement pas s’il a été ou non apprécié ou compris…et tout ça vois-tu c’est également l’esprit d’Oliver qui ,à ton instar, est si attentif à ses commentaires, si scrupuleux que forcément il te donne l’envie et l’amour de persévérer …
POURRAIS-TU UN JOUR MON CHER PHILIP TE CONTENTER D’UN PRINTEMPS SANS ARÔMES ?
Ton ami de toujours Slim.

Philip (JARDIN DE LUNE) le jeudi 30 avril 2015, à 08:54
Bonjour, mon cher Slim. Tu ne peux savoir à quel point je suis touché par ton propos à mon égard. Tu as compris ma démarche. Je dis souvent - non pour me vanter - que j'ai cette chance extraordinaire d'avoir une bonne sociabilité. La découverte de notre cher site de poésie a été une révélation dans l'amitié, le sens des valeurs, du PARTAGE surtout, alors que.....je pensais que cela était acquis dans mon esprit et que je n'en avis pas besoin. Oh, bien sûr que non je ne pourrai me contenter d'un Printemps sans arôme. Mais je ne peux aussi me contenter de savoir une seule âme à qui je n'aurais pu donner la délicatesse que je porte en moi. Et, hélas je ne le puis. Alors j'écris, je vous lis, un maximum d'entre vous, et je suis si heureux lorsque, dans ces vers j'y lis tant d'humanité. Et mon coeur se serre quand je sais que des nuages gris traversent vos vies. Et quand j'écris, même à travers mes lignes les plus ensoleillées, ce n'est aujourd'hui qu'un long cri de souffrance. Mais le bonheur des autres est celui qui importe le plus à mes yeux. Le reste n'est qu'une forme d'égoïsme. L'empathie, ce n'est pas quelque chose qui se fabrique. Ni même que l'on porte en soi. C'est quelque chose que l'on mérite. Le mérite de savoir aimer les autres. Enfin, d'essayer d'aimer les autres. Prends soin de toi, mon ami. Tu sais, comme j'ai la chance de beaucoup voyager, je me plais à penser qu'un jour, accostant sur les rivages de ton pays que je rêve de connaître, peut-être te rencontrerai-je ? Ce sera un de ces instants importants de ma vie, ce jour là ! Amitiés très sincères, Slim. Philip.

Ivy le lundi 11 mai 2015, à 13:41
Bonjour Slim,
Du retard dans mes commentaires , étant pas mal absente ces derniers temps.
Heureuse encore une fois, de ton retour cher ami !
Et encore merci de ta visite dans mon 'jardin de printemps'.
Amitiés

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