Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Vauban revisité (1633-1707)

le vendredi 01 mai 2015, à 09:26. Posté par Michel Ernest


Pardon à vous les pacifistes
Si Vauban était un guerrier
Pardon à vous écologistes
Si la France est défigurée

Pardon à vous les anarchistes
Si le peuple était affamé
Mais Vauban était un artiste
N'en déplaise à Léo Ferré

En mai mil six cent trente-trois
A Saint-Léger-de-Foucheret
Quand Louis XIII est encore roi
Et la France à-peu-près en paix

Naît dans la famille Le Prêtre
Le gentil petit Sébastien
Que l'histoire va reconnaître
Comme étant grand homme de bien

Placé à Semur chez les carmes
Il y fait ses humanités
Et apprend le métier des armes
Durant la Fronde avec Condé

Promu bientôt sous-officier
Il se fait surprendre en chemin
Lors d’une ronde et promptement
Conduire au camp de Mazarin

Questionné par le cardinal
Il se montre vite séduit
Par ce jeune homme original
Râblé, trapu et plein de vie

Vauban, maintenant officier
Participe à de nombreux sièges
Auprès d’un brillant chevalier
Grand ingénieur et grand stratège

Nommé ingénieur ordinaire
Dans sa vingt-troisième année
Il porte un jugement sévère
Sur la manière d’assiéger

Déjà son corps est couturé
Par les coups dus à sa bravoure
Mais son zèle et sa volonté
Sont admirés jusqu’à la Cour

Après la paix des Pyrénées
Il retourne dans son Morvan
Pour une cousine épouser
Et lui faire quelques enfants

La France est riche de nouveau
Tandis qu’on construit à Versailles
Le roi lui confie des travaux
De renforcement de murailles

Il dirige la création
De places fortes et de forts
Procède aux fortifications
De grandes villes et de ports

Il travaille tant qu’en dix ans
Cent mille livres il empoche
De quoi s’acheter en Morvan
Son ancien château de Bazoches

Avec le temps, le grand Vauban
Est de plus en plus attentif
A la vie des petites gens
Vivants comme des primitifs

Las de leur affreux quotidien
L’homme de guerre prend la plume
Pour écrire au vieux souverain
Et lui livrer son amertume

En mil sept cent sept Vauban meurt
D'une sale grippe à Paris
Le roi perd un enquiquineur
Le bon peuple perd un ami

<< Retour aux poèmes

 

Donner une note à ce poème ... (Note actuelle : Pas de note)
Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour donner une note à un poème.

 

commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
Milkyway le lundi 11 mai 2015, à 15:24
Je suis heureux d'avoir découvert votre site !
C'est une biographie vivante et bien renseignée. J'imagine qu'elle vous a demandé beaucoup de travail mais le résultat est très réussi.
Merci à vous.

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet