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Un vieux baigneur
La baie ronde et plate scintille
Sous un soleil d’argent terni
Un vieux baigneur se déshabille
Sans se presser, sous le ciel gris.
Aux premiers pas dans cette eau lente
Ses pieds sur le sable induré
Font lever la troupe indolente
Des beaux alevins de “marbré”
La fraîcheur de l’eau ensorcelle
Son poids qui s’enfuit lentement
Elle l’emporte, maternelle,
Loin du rivage, hors du temps ..
Dés lors il n'est plus qu’un regard
Flottant au dos des vaguelettes,
Deux yeux dérivant au hasard
Dans la méduse d’une tête.
Plus d’horizon, plus de repère,
Juste un faible souffle de vent
Qui fait voguer, lente galère,
Un blanc duvet de Goeland.
Dago Laborel
http://www.mespoemes.net/dagolaborel
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