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LE PASSÉ TROP PRÉSENT
Tu passais tous les soirs, me raconter ta vie
Et tu semblais vouloir demeurer mon ami
Tu me parlais d’avant, de tes jours de bonheur
De tes rêves d’enfant, de tes joies de tes peurs.
Tu passais tous les soirs, de plus en plus longtemps
S’éveillaient tes espoirs, et tu semblais content
De venir me parler, de trouver près de moi
L’amour qu’il te manquait, que tu cherchais je crois.
Tu passais tous les soirs, cœur léger verbe tendre
Heureux de ne plus voir ta peine se répandre
Tu venais de trouver chez moi un doux abri
Qui te laissait rêver effaçant tes ennuis.
Et tu passais les soirs, de moins en moins souvent
Pris par trop de devoirs, tu n’avais plus le temps
Jusqu’au jour ou sérieux, sans le moindre remord
Dans un geste d’adieu, tu as quitté le port.
Si tu passes demain, ou si tu te souviens
Ne cherche pas ma main, je suis déjà si loin
Mais reste dans mon cœur, au plus profond de moi
Le plus grand des bonheurs, le souvenir de toi .
M.L. Busic
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