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Je sais le cours d’un rêve accueillant mes fantômes,
Ombres d’une existence à jamais effacée
Dont je ressens pourtant la présence d’arômes
En signes avertis des traces du passé.
Je crois ainsi revoir et revivre parfois
L’idéal de mes jours, quand l’âme s’ignorait
Et qu’elle ne me donnait comme raison de foi
Qu’une réalité ou le cœur s’enterrait.
Ah, redresser enfin le fil de mon errance
Aux formes éthérées qui naissent de mes songes
En m’offrant à la fois ce qui me fût d’enfance
Et qui aurait pu m’être, d’un temps qui la prolonge !
Pourrais-je ainsi renaître au futur qui me cherche,
Cultivant ces esprits, silhouettes incertaines
Qui ne sont que l’idée de ce que je recherche
En rappel incessant de ce qui me gangrène ?
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