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Le souffle de tes vers éclate à chaque page
Et jette sur mon cœur un vol d'abeilles d'or,
En fouillant tes sonnets, je découvre ton sort,
La grâce en est fleurit et bien à ton image.
J'entends ton rossignol déverser son ramage,
Tout renaît sous tes mots, les blés de messidor,
La jeunesse et l'amour, cela sans un effort
La chaude odeur de mai, c'est là ton héritage
Tes souvenirs vivants seront à tout jamais
La sève de mes yeux, le suc de mes coffrets.
Tu aimes partager le parfum de glycine,
Les soirs délicieux que la nuit n'atteint pas,
La trace du bonheur endormi dans tes bras,
Au temple de ton front je puise ma résine.
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