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S'il est une célébrité
Plus que César et Aristote
Mieux que Napoléon Premier
Charles De Gaulle ou Bernadotte
S'il est un génie, un géant
Connu de la planète entière
C'est bien Alexandre le Grand
Que le monde admire et vénère
Alexandre de Macédoine
Etait le nom de plusieurs rois
Le Grand étant le number one
Bien qu'il était numéro trois
Et cet homme dont nous parlons
Naquit longtemps avant notre ère
Au temps des derniers Pharaons
Mais du côté nord de la mer
Son père est un demi-barbare
Comme disaient les grecs anciens
Car pour ceux-ci c'est une tare
De s’avouer Macédonien
Quand le roi son père décède
Il n'a pas la majorité
Et si de fait il lui succède
Il n'en n'est pas moins un guerrier
De Byzance à l’Adriatique
Son royaume s’est agrandi
Et la péninsule hellénique
Est complètement asservie
Au printemps trois cent trente quatre
La mer Egée, l’armée traverse
Et sans le besoin de se battre
Il s’installe en l’empire Perse
Fort de mil cinq cents cavaliers
Alors il continue sa route
Et ses vingt mille hommes à pied
Mettent l’ennemi en déroute
La troupe poursuit vers l’orient
Puis descend sur la Phénicie
Jusqu’à ce combat de titans
Dans la future Alexandrie
Vainqueur de l’empereur Darius
Il assujettit le pays
Puis fort de mille hommes de plus
Il s’enfonce au cœur de l’Asie
En l’année trois cent trente et un
Alexandre a passé Damas
Il est arrêté en chemin
Par cent mille hommes en cuirasse
Une bataille fantastique
Au bord du Tigre éclate alors
Mais grâce à son esprit tactique
Alexandre triomphe encore
La voie vers l’orient est ouverte
Il avance vers la montagne
Et si la troupe compte des pertes
Bien des paysans la rejoignent
Sur les bords de la mer Caspienne
Au milieu de l'été suivant
L'armée gréco-macédonienne
S'offre un petit peu de bon temps
Une fois la marche reprise
Les victoires se succédant
Quand la Perse entière est soumise
Alexandre n'a pas trente ans
Mais dans la vallée de l'Indus
Sous un orage de l'enfer
L'attendent le prince Porus
Avec ses éléphants de guerre
Alors plutôt que de se rendre
Devant cette puissance adverse
Cette fois le grand Alexandre
Retourne prudemment en Perse
Au bout d’une année de dérive
D’une retraite un peu confuse
Difficilement il arrive
Dans sa bonne ville de Suse
Mais c’est au cœur de Babylone
Qu’il rendra son dernier soupir
Car ses généraux l’empoisonnent
Et se partagent son empire
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