marine le lundi 01 juin 2015, à 10:31 magnifique philip
merci
on n'a même plus besoin du texte
c'est beau |
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euphonie0 le lundi 01 juin 2015, à 11:41 En te lisant je suis partie dans ma jeunesse, Quand je prenais la Micheline de Vichy a Courpière, oh il y a très longtemps, on pouvait admirer le paysage tellement la train allait doucement et même les vaches qui brouttaient dans les patures.
Les voyageurs un livre dans la main d'autres écrivant "comme moi à cette époque je voyais encore un peu" souvenirs heureux.
Philip c'est joli et très agréable à lire.
Enfin te revoilà
Om
Marie |
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Philip (JARDIN DE LUNE) le lundi 01 juin 2015, à 12:34 Pour MARIE :
Bé, quand je te disais que je n'étais pas parti. Ah, il faut que je m'organise, car je ne suis nullement en manque d'inspiration, mais ne me donne pas le temps nécessaire.
Oui, les souvenirs de ces vieilles Michelines (aujourd'hui remplacée par les Train Express Régionaux !) ne s'effacent jamais. On y lisait ou on y écrivait (aujourd'hui, portable en mains, on y envoie des Sms, autre temps !). Les trains, les gares sont d'inépuisables sources de romantiques ressentis ! Merci d'avoir aimé, chère Marie. Prends soin de toi. Bises. Philip.
Pour MARINE :
Bon, c'est mon avis perso, "plus besoin de texte !" dis-tu. Oui, certes, mais ce serait bien qu'ils réapparaissent un jour sur ton site. Je m'aperçois que l'exercice est vraiment fort plaisant d'écrire l'impression qui émane des écrits des ami(e)s sous forme de "feeling" ! Certes, je prends l"habitude de faire de longs commentaires qui "décortiquent" les vers lus et me permettent de dire à l'ami(e) poète comment j'ai ressenti son écrit, mais le "mirror effect" en écrivant une partition parallèle au poème original, sans prétendre le copier me parait intéressant. Amitiés et bises. Philip. |
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lilo le lundi 01 juin 2015, à 21:54 J'aime à te lire. On est emporté par ce train poétique ! Éloquence et sensibilité sont au rendez-vous. Bisous |
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Philip (JARDIN DE LUNE) le mardi 02 juin 2015, à 05:57 Pour LILO :
Coucou, Lilo. Eh bien merci si tu as toujours plaisir à me lire. L'éloquence, bah, ce n'est pas l'essentiel, et d'ailleurs je remplacerai plutôt "éloquence" par "imagination". Sensibilité ? Oui, si elle est au rendez-vous, c'est qu'elle est toujours présente chez moi. J'espère que tu vas bien, mon amie. Bisous et amitié. Philip. |
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domidom le mardi 02 juin 2015, à 13:15 Vivre en regardant tourner le monde, ce monde trépident qui se croise même sans se voir....
Il faut un certain talent et beaucoup d'imagination, pour parvenir à faire revivre cet immense imbroglio, et ce fut un plaisir de te lire...
Bises, Domino... |
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Philip (JARDIN DE LUNE) le mardi 02 juin 2015, à 18:19 Pour DOMIE(no) :
Coucou Domie. Oui, je me rends compte qu'en écrivant cet impromptu en apparence un peu décousu, je ne faisais que décrire la trépidence de notre monde où l'on ne prend plus le temps de rien, de voir les autres, de se regarder soi-même. L'on est parfois spectateur immobile, inutile, comme paralysé, regardant comme tu le dis "tourner le monde" sans y prendre part. Tu vois, la poésie c'est merveilleux, tout comme notre cher site : nos poèmes font surgir des idées venant des autres ami(e)s, nous interpellent. C'est cela le partage. Merci d'être passé et d'avoir aimé, chère Domie. Gros bisous et amitiés. Philip. |
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Lucille le jeudi 04 juin 2015, à 02:53 En te lisant, j'ai beaucoup voyagé dans les paysages qui naissent du creux de tes mots et j'ai longé les chemins que tu décris en écoutant le vent qui souffle au travers. |
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Philip (JARDIN DE LUNE) le jeudi 04 juin 2015, à 10:42 Pour LUCILLE :
Merci Lucille. Les quelques mots que tu m'as laissés en commentaire sont très poétiques, je trouve. Le vent soufflait au travers des chemins que j'ai emprunté ? J'aime beaucoup l'expression "paysages qui naissent au creux de mes mots". Oui, cest un peu ça. Merci mille fois. Amitiés, Lucille. Philip. |
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marine le samedi 29 août 2015, à 23:01 Ouroboros 1
Toi qui lis, tu étais dans ce train du 16 janvier 1991, en face de moi.
C’est là que tout a commencé, elle n’avait pas encore coupé ses cheveux.
Tu avais remarqué ses yeux, son va-et-vient, ses mains et l’homme sombre à côté d’elle, immobile derrière ses lunettes et comme l’apaisant.
Elle portait un tricot pêche angora, doux comme un chat, doux. Elle marchait sur des coussinets, comme un gros chat. Elle regardait devant elle comme si elle s’adressait à son autre soi-même.
Elle s’est absentée un long moment et puis est revenue, blanche.
Elle a feuilleté très vite un livre de peinture, tandis qu’il essayait de retenir les pages en posant ses gros doigts de sculpteur sur les tableaux qu’il caressait, mesurant la matière et prenant dimension des doigts de la femme.
La femme aux yeux absents, dont les vides orbites cherchaient dans la fenêtre les reflets du côté opposé.
Le lendemain, elle est redescendue dans le même train que toi, à la place 37 ou bien était ce une autre ? une autre place. Une autre femme ? elle avait l’air plus fatigué encore mais elle ne bougeait plus elle écrivait sur la tablette en buvant du café.
L’homme dormait.
Ils étaient sans bagage.
Elle portait un col boule angora bleu cobalt qui lui chauffait les joues.
Elle écrivait très vite, s’arrêtant seulement pour déplier les doigts et redonner du sang à sa main ankylosée.
Elise écrit. Alik enserre les feuilles dans une enveloppe, il tient l’œilleton d’observance . Il ramasse les feuilles de l’arbre et les met au compost où elles vont macérer.
A suivre.
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marine le samedi 29 août 2015, à 23:02 Ouroboros2
Il n’y a pas de hasard
Il y a des correspondances, comme pour les trains.
Elise a dormi à l’hôtel, le peintre dans sa mansarde. Elle se réveille sans savoir où aller. Il lui faut un endroit tranquille. Pas le Louvre, ni le musée d’Orsay. Elle cherche. Elle a trouvé. Rue de Furstenberg, maison de Delacroix. C’est là qu’elle va aller, elle aime bien entrer dans les maisons des autres, voir leurs intérieurs, percevoir leurs odeurs, les maisons habitantes où l’on revient toujours quand on est fatigué.
Chez moi, pas chez les autres, mon coin de retirance, mon trou de bête avec mes faiblesses et mes dominantes et le petit médicament miracle sur la table de jour.
Elle cherche la maison du peintre, elle tourne et se retrouve autour de la même place, demandant son chemin à un homme, un homme gris quelconque, pour qui l’on n’a pas déroulé les tapis. Il cherche aussi. Ensemble, ils entrent dans une courelle. Volets fermés. Ils lèvent les yeux pour saisir la vue du peintre se rendant à St Sulpice.
Le musée est fermé. Ils vont boire un chocolat. Il parle de peinture, elle ne sait rien et se trouve bête, elle dit qu’elle est fatiguée.
Il la conduit dans le métro, elle ne veut pas, elle a peur, des souterrains, des intestins de la ville, des parcours cérébelleux. Il met sa main sous sa fourrure. Elle lui dit qu’elle écrit, elle récite : il voyait tomber dans l’espace
Des poussières d’étoiles
Il en veut encore.
Ils ont pris le même train à 13h22.
C’est là que tu les rencontreras, lecteur.
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marine le samedi 29 août 2015, à 23:04 Ouroboros 3
Alik ne voulait voir Elise que la plume à la main, beauvoirdisante, le bandeau botticellien, penchée et douce et écrivante.
Elle écrivait dans la petite cuisine, au soir tombant d’hiver et lui, les mains dans la farine, subjugué, regardait s’aligner sans rupture la merveilleuse histoire du tableau.
-Ne parlez pas de Jeanne, d’autres l’ont déjà fait.
Qui a osé parler d’elle avant elle ? elle est Jeanne la femme qui traîne derrière elle le landau de ses souvenirs, la femme-enfant frustre tirant une caisse vide dans un train de banlieue.
Lecteur, contente-toi de lire.
Mes livres sont pour les Elus, les Lisants, les Elites.
Les Lisants, ceux qui prennent le Livre avec des gants, blancs.
Ceux qui lisent le soir près d’un vitrail couchant dans le silence et les portes fermées.
Ceux qui cachent jalousement le Livre dans leurs draps blancs.
Confrérie des Lisants de Haute-Lise.
Le soir, ils vont à la recherche de la folle écrivaine, Jeanne-Elise la Folle, la Mélusine. Ils prennent le train, ils s’assoient au musée. Ils la cherchent partout, la femme aux cheveux courts, la Blanche, celle qui regarde la lune, celle qui se baigne sous l’orage, celle qui est morte.
Ils défilent devant le triptyque magique. Elise à gauche, Jeanne à droite et la femme au milieu, peinte par un inconnu à lunettes qui voyage serein les soirs de pleine lune.
A la gare d’Orsay, on la retrouve dans le train de Lazare, ressuscitée.
Ils la veulent voir nue, quand elle met ses écailles pour danser dans la vague.
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PHILIP (JARDIN DE LUNE) le dimanche 30 août 2015, à 09:22 Merci Marine, d'avoir posté ici, dans mon espace commentaire, ces épisodes 1 à 3 d'Ouroboros, car en plus, la série doit faire partie des poèmes que tu as effacés. Si des membres du site repassent sur mes feeling, ils auront le texte original qui me les a inspirés. Bisous et amitiés. Philip. |
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