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Il faut dérider Derrida. Tel est mon désiderata.
Mon désir hélas ! va rester et Derrida s'en moquera. Du moins s'en moquerait s'il le pouvait.
Il faut aller plus loin encore dans son étonnante entreprise, entonnante, détonante de continuelle déconstruction.
Faire du Derrida, du Deleuze, du Foucaut. Mais pas les imiter, juste s'en inspirer, dans leurs aventures nouvelles, leur sens de l'universalité, du non-sens argumentaire du conformisme héréditaire.
La morale et la philo sont-elles compatibles, souhaitables, utiles ?
Il y a, il y aura toujours l'interrogation plus forte que la certitude. Et la nouveauté plus attrayante que l'étalage du passé. L'étayage laborieux des thèses dépend de l'interrogation jamais satisfaite. La volonté de l'utilité positive est plus forte que le doute paralysant. La vie qui se renouvelle et transmet est plus forte que la crainte de la mort qui pourtant vainc la vie.
Que c'est dur et frustant de se vouloir plus intelligent qu'on est !
Que de vides, de rides, m'aura causés Derrida !
Que de sillons le labeur de la réflexion va creuser sur mon front ! Qui, effronté qu'il est, voudrait affronter Derrida. Et quel affront ce m'est de ne pouvoir faire front à mon désir profond !
Peut-être aurais-je dû consulter Lacan quand il était vivant ?..
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