JARDIN DE LUNE

 

Mes poèmes - Livre d'or - Liens - Moi

 

Feeling : le Cercle de nos suffisances (Ouroboros)

le mardi 02 juin 2015, à 12:07. Posté par Philip de Berg


    Ronde infernale, qui heurte mon âme, qui désagrège mes certitudes. Celles d’un chemin que je croyais tracé à l’avance. Je suis l'Alpha et l'Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin.

    Ouroboros ! Anneau fatal, issu de nos suffisances !

    Qu’il était fol, l’inconscient qui croyait ne jamais être pris au piège des légendes et Théogonies merveilleuses. Je voulais être l’homme au centre du cercle. Un centre imaginable comme la seule superposition possible de mes Infinis.

    Mais ce soir, devant le fleuve ressuscité qui réapparait devant mon horizon, près duquel trône, souveraine, la femme cachée dans la forêt qui soudain est devant moi, je dois quitter à jamais le cercle rutilant de mes Géhennes factices.

    Le vide engendre le vide. Le Néant n’engendre que le Néant.

    « Ne trahis pas mes rêves. Ils ne sont que les images d’un Destin convenu ! ». En ces termes, l’impassible déesse, aux confins des mythes assaillis par la Fatalité, me fit garder le silence.

    Il est temps de rejoindre le cercle. Pour toujours ! Fatalité.

    Le cercle est une surface sans aucun angle. Où trouverais-je alors refuge pour exorciser à jamais ces ombres de granit qui pèsent sur mes épaules depuis des éternités ?

    Il est temps de se mettre en route. Pour un autre voyage en rond. Infinitude. Fatale ou salvatrice ? Ouroboros !

<< Retour aux poèmes

 

commentaires ( 5 ) (Ajouter un commentaire)
marine le mardi 02 juin 2015, à 14:11
wonderful feeling giving sense to my unknown feelings
merci philip de cet éclairage profond sur moi-même

Philip (JARDIN DE LUNE) le mardi 02 juin 2015, à 18:35
Pour MARINE :
Ah, je ne puis savoir si c'est un éclairage profond sur toi-même. Cela te concerne.
La symbolique du serpent qui se mort la queue est suffisamment riche en elle-même pour y trouver peut-être des réponses à nos questions.
Unknows feelings ? Nos satanés inconscients se gardent bien de les ressortir !
Et puis, fi de l'inconscient, basta. A la manière du chant diphonique des Mongols, ils faut extirper de nos pensées, la double ligne d'harmonie dont l'ensemble est peut-être Vérité.
Mélange du Bien et du Mal. Du noir et du blanc. Sorte de Yin et Yang revisité par nos sensations. Merci d'avoir aimé. Bises et amitiés. Philip.

domidom le mercredi 03 juin 2015, à 12:13
Ce fut un plaisir de décrypter tous ces textes....
J'aime bien l'image du serpents se mordant la queue, quelque part, ces textes ont tous quelque chose qui nous apparentent...
Nous sommes, le bien et le mal, le blanc et le noir, mais, nous ne sommes pas que cela!...
Nous sommes aussi une sorte d'initiée, nous sommes l'intelligence et aussi le pouvoir, nous avons pleins de pouvoir, (celui d'aimer, de rassembler, d'unir, de détruire)....
Faut-il vraiment descendre au fond de soi même pour se retrouver? Demeurer ce que nous sommes en apparence, n'est elle pas la meilleure des solutions, ( ceci veut-dire, rester soi-même en toutes circonstances), pourquoi vouloir être différent?
Vouloir se transformer, c'est aussi reconnaître ne pas s'aimer...
Alors, ne pas s'aimer, veut pouvoir dire, ne pas aimer l'autre...
Ton texte est vraiment philosophique, c'est pourquoi il est à la fois, profond et puissant...
Bisous, Domie/domino

Philip (JARDIN DE LUNE) le jeudi 04 juin 2015, à 10:50
Pour DOMI(no) :
Eh bien Domie, ton com' vaut le coup :
car c'est une sacré leçon (de philosophie ou de vie ?) que tu donnes en passant.
Oui, tu as tout à fait raison, et si ne pas s'aimer c'était ne pas aimer les autres ? C'est terrible. Descendnre au fond de soi-même ? C'est parfois nécessaire pour certains qui ne trouvent plus trop ce qu'ils sont vraiment. En tout cas, merci d'avoir aimé la porté de mes quelques mots et encore plus merci d'y avoir apporté avec pertinence ton grain de sel, Domie(no). A bientôt et gros bisous. Philip.

marine le dimanche 30 août 2015, à 10:18
Ouroboros (fin)

Il laissa reposer sept nuits, sept nuits d’enfer.
Il tourne halluciné dans son cerceau.
Et le septième jour, il ouvre le triptyque.
La Blanche est au milieu, dans la vague éblouie
A la place du cœur elle a une émeraude
Et deux ides d’argent scintillent dans ses yeux
Les lisants sont en cercle, ils se tiennent le coude
Une vasque de marbre pleine d’eau mercurielle occupe le milieu
Un fœtus janusien est plongé dans cette eau
C’est un hermaphrodite
Son sein droit est absent
Mais il porte à la place un volcan plein de feu
La coupole du temple s’évase en éventail
Le fœtus sort de l’eau et grandit et s’élève et monte dans les cieux .

Elise est dans sa ville, elle a les cheveux blancs
Elle tient par la main un enfant qui pleure doucement
Il veut rester dans sa maison et faire des dessins
Il s’accroche à sa jupe et dit : tu es ma vieille
Elise se retourne, prend l’enfant dans ses bras
Et rentre à la maison
Au grenier, il y a un petit char tiré par un centaure
L’enfant joue.


Fin
1991

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet