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Guillaume III de Normandie
Etait le fruit d’un adultère
Le fils bâtard autrement dit
De dame Arlette et de Robert
Robert meurt en pèlerinage
Aux portes de Jérusalem
Abandonnant son héritage
A Guillaume en âge huitième
Mais les barons, entre eux, jaloux
Se font une incessante guerre
Pendant douze ans, jusqu'au jour où
Guillaume les met tous à terre
Au printemps mil cinquante-trois
Guillaume épouse la gamine
Du comte de Flandre et d'Artois
Une très lointaine cousine
Lui-même est le cousin germain
D’Edouard le roi d’Angleterre
Qui vient de mourir ce matin
Et dont le trône est en jachère
Un certain Harold Godwinson
Lorgne aussi la place suprême
Et de lignée anglo-saxonne
Il s'y installe le jour même
C'en est trop pour notre Guillaume
Qui avec près de dix mille hommes
Casqués de leurs dix mille heaumes
Prennent le chemin de la Somme
Tels leurs ancêtres les Vikings
Les Normands traversent la mer
Et près de la cité d’Hastings
Anéantissent l'adversaire
A Noël de la même année
En l’abbaye de Westminster
Le Conquérant est couronné
Roi de la perfide Angleterre
Il lui faut quatre années encore
Pour pacifier tout le pays
Remplacer tous les châteaux-forts
En manoirs made in Normandie
Il prend tellement d'importance
Sur l'échiquier occidental
Que Philippe le roi de France
De qui Guillaume est le vassal
Encourage à la rébellion
Les grands-seigneurs de son bocage
Poussant même à la trahison
Le propre fils du duc volage
Alors c'est la guerre totale
Qui éclate entre les deux rois
Chacun voyant en son rival
L'agresseur de mauvaise foi
Mais le Normand n'est plus de taille
A livrer lui-même un assaut
Il meurt au cours d'une bataille
Car de taille il était trop gros
A cause de cette conquête
Les deux lions de la Normandie
Sur le drapeau d'Elisabeth
Figurent encore aujourd'hui
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