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Amie imaginaire, mon amante de sel,
Perce la gravité de la nuit absolue,
Traverse les fumées de ma raison,
Et rejoins ma demeure, en ce songe écarlate.
Et l’espace et le temps pétrissent nôtre hymen.
L’amour aérien, comme un encens de miel,
Sur nos lèvres formule les roses du baiser,
Ici devenons pages et vierges de l’écriture.
Alors que Morphée, sur son char, m’emmenait au sommeil,
J’ai respiré ta saveur, émanant, de l’ile des rêves éveillés,
Et tourné mon bateau, devers l’alcôve de l’Atlantide.
La solitude philosophique, me voile de sa démonstration,
Comme une vérité linéaire et froide, révélant ton absence,
Contre sa vérité, je cède sans retours, au délire d’Ixion…
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