JARDIN DE LUNE

 

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Feeling 4 : Près des Temples noircis

le dimanche 07 juin 2015, à 10:38. Posté par Philip de Berg


    Ô, prêtres grotesques aux allures savantes,
    Vous qui marchez la tête haute, lisant et psalmodiant vos propres défaites,
    Vous n’irez sur nul tombeau. Les cénotaphes sont vides depuis longtemps.
    Depuis toujours. Sans corps, sans âmes. Vides !

    La forme fine qui, au loin, chemine dans un immaculant carcan de voile, va rejoindre son destin.

    Entre les symboles flamboyants il n’est que le vide de l’immonde désespoir du Monde.
    Que nul Prince ou Chevalier du Soleil, où même servant de la Raison Suprême ne saurait combler ou vénérer.

    Tremblez infidèles ! Fideis, fidelis. Vous ne célébrez que l’ombre du vent. Les parvis sont vides depuis longtemps.
    « Si de via me deduxero ». Ne pas se perdre en chemin, répétait-elle à l’infini.

    Tandis que loin, là-bas, près d’insensés Capitoles, caquettent les formes blanches.
    Ici, règne le calme.

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commentaires ( 5 ) (Ajouter un commentaire)
marine le dimanche 07 juin 2015, à 14:44
tu transcendes la réalité mais en fait c'est bien cela
je me sens très mortelle devant ton élévation
immonde désespoir du monde
merci Philip

domidom le lundi 08 juin 2015, à 21:34
(Nous ne célébrons que l'ombre du vent)...
C'est peu, mais c'est déjà ça.....
Quelquefois, tout semble si vide autour de nous, que même le soleil n'a plus d'attrait...
belle lecture....
Bisous...Domie

Philip (JARDIN DE LUNE) le mardi 09 juin 2015, à 08:29
Pour DOMIE(no) :
Coucou, Domie : oui, c'est trop souvent vrai. Il faut que j'écrive de nouveau des poèmes un peu plus gais. Bisous. Philip

Pour MARINE :
Oh, nous n'avons pas besoin de transcender nos réalités, elles se suffisent largement en elles-mêmes.
Et nous sommes tous terriblement mortels ! Bisous. Philip.

marine le samedi 29 août 2015, à 23:10
Ouroboros 6

Lecteur, prends du recul. Tu es libre d’abandonner.
Laisse-toi lire, les choses se mettront en place d’elles-mêmes.
Ta mythologie personnelle n’est-elle pas aussi un peu mythomaniaque ?
Je ne donnerai pas les clés.
Les pierres de casse arrivent doucement, posées d’une invisible main et s’impriment en taille-douce.
La rivière a creusé longuement et voici la résurgence.
Détache-toi .
Le serpent se mord la queue et tu te retrouveras sur le cercle.
Je suis la Sphinge posée à la croisée des chemins.
Je ne donne pas d’interview.
Je suis la femme de Magritte,posée au carrefour.

PHILIP (JARDIN DE LUNE) le dimanche 30 août 2015, à 09:21
Merci Marine, d'avoir posté ici, dans mon espace commentaire, cet épisode 6 d'Ouroboros, car en plus, la série doit faire partie des poèmes que tu as effacés. Si des membres du site repassent sur mes feeling, ils auront le texte original qui me les a inspirés. Bisous et amitiés. Philip.

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