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Ô, prêtres grotesques aux allures savantes,
Vous qui marchez la tête haute, lisant et psalmodiant vos propres défaites,
Vous n’irez sur nul tombeau. Les cénotaphes sont vides depuis longtemps.
Depuis toujours. Sans corps, sans âmes. Vides !
La forme fine qui, au loin, chemine dans un immaculant carcan de voile, va rejoindre son destin.
Entre les symboles flamboyants il n’est que le vide de l’immonde désespoir du Monde.
Que nul Prince ou Chevalier du Soleil, où même servant de la Raison Suprême ne saurait combler ou vénérer.
Tremblez infidèles ! Fideis, fidelis. Vous ne célébrez que l’ombre du vent. Les parvis sont vides depuis longtemps.
« Si de via me deduxero ». Ne pas se perdre en chemin, répétait-elle à l’infini.
Tandis que loin, là-bas, près d’insensés Capitoles, caquettent les formes blanches.
Ici, règne le calme.
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