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Je rêve quelquefois d’antan, d’un temps dentelle
une maison âgée aux murs grisé d’odeurs
Occupait mes désirs ; la perte en fut cruelle
Ma grand-mère mourut je refoule mes pleurs
Sans appui sans espoir je devins une femme
Puis mon cœur se durcit je révoquais mon âme
Ma peine, sans sursis, distille ses tourments
Ma chère grand maman que de tendres moments
Nous eûmes sans parler préférant le silence.
Aux mots ternes et creux ; les jours étaient comptés
Hélas je l’ignorais !j’aimais tant ces étés
automne je te hais ! tu volas mon enfance
mémé tu me sauvas ! tu fus là je le sais
Je refuse l’oubli !pardonne mes excès .
Raymonde verney
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