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Du Guesclin revisité (v1318-1380)
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le vendredi 12 juin 2015, à 17:22. Posté
par Michel Ernest
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Du petit hobereau breton
Au "Dogue noir de Brocéliande"
Grand serviteur de Jean Le Bon
Cet homme fut une légende
D’ailleurs les enfants des écoles
A la cour de récréation
Le prennent encore pour idole
Pour combattre Napoléon
Au manoir de La Motte-Broons
En Bretagne, près de Dinan
Tandis que le pays s’enfonce
Dans une guerre pour cent ans
Comme pour lui porter secours
Dans la famille Du Guesclin
Le petit Bertrand voit le jour
Un matin vers mil trois cent vingt
Ainsi qu’on le fait en Bretagne
Le bambin est mis en nourrice
Chez des amis à la campagne
Pendant cinq années ou bien six
Là on découvre sa hardiesse
Et l’habileté de son corps
Avec ses copains de jeunesse
Bertrand est toujours le plus fort
Se sentant une âme guerrière
Il quitte le toit paternel
Pour une école buissonnière
Faite de tournois et de duels
Bientôt excellent capitaine
Il prend un grand château par ruse
Repousse les Anglais à Rennes
Se jouant des tirs d’arquebuse
Fort du respect de la noblesse
Gagné au fil de son épée
Le duc lui octroie des largesses
Et le fait séant chevalier
Du Guesclin n’est pas un bel homme
Il a les bras longs et noueux
Et d'être haut comme trois pommes
Lui donne l'air d'un chien furieux
De sa laideur Bertrand s’amuse
En disant à son entourage :
" Tout ce que la beauté refuse "
" Se retrouve dans le courage "
Il s'illustre en maintes batailles
Et flambe en forêt de Paimpont
Les Anglais qu’il effraie le raillent
Et le comparent à un lion
A Cocherel, Meulan et Mantes
Il en sort chaque fois vainqueur
Son ascension est fulgurante
Il est fait comte au champ d’honneur
Gouverneur d'Anjou et du Maine
Lieutenant pour la Normandie
Il a juste la quarantaine
Et la guerre n'est pas finie
Elle s'étend jusqu'en Espagne
Où notre aimable trublion
Loin de sa bien-aimée Bretagne
Va se retrouver en prison
Mais le roi Charles le délivre
Contre une importante rançon
De cent cinquante mille livres
En euros quelque cent millions
Peu-après il tient sa vengeance
A la bataille de Montiel
Quand l'armée d'Espagne et de France
Terrasse Pierre Le Cruel
Pour le récompenser le prince
Son grand Connétable le nomme
Pour que de province en province
Il renvoie les Anglais "at home"
Ce n’est qu’à cinquante cinq ans
Qu’il retourne au pays natal
Dans le château de Montmuran
Epouser Jeanne de Laval
En l’an mil trois cent quatre-vingts
En Lozère il part en mission
Pour combattre des malandrins
Près de Châteauneuf-de-Randon
Et c’est là, en plein Gévaudan
Que s’éteint notre laideron
Il paraît qu’il revînt pourtant
Par la bête du même nom
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commentaire ( 1 ) (Ajouter un
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rivaudais le samedi 13 juin 2015, à 01:19 Je suis que si l'histoire était contée ainsi, elle intéresserait beaucoup d'enfants. Ainsi faisant d'un'pierre deux coups/ Comme Du Guesclin en courroux/Au temps de la Guerr' de Cent ans/Une mission pour notre temps. |
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