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Il est le seul maréchal
Proche de Napoléon
Qui dans notre capitale
N’a jamais laissé son nom
D’ailleurs en pays de France
Hormis en ville de Pau
La cité de son enfance
Il est presque incognito
Pourtant c’est une légende
Dans les pays Scandinaves
Dont plusieurs rois en descendent
Deux Oscar et trois Gustave
Lui-même fut sur le trône
De la Suède et la Norvège
Mais pour être cette icône
Il fallait être un stratège
Voici donc un court poème
Sur notre compatriote
Charles Jean le Quatorzième
Ex-maréchal Bernadotte
Mil sept cent soixante-trois
Cette année la France est triste
Elle perd le Canada
Mais voit naître Jean-Baptiste
Son père étant procureur
Il suivra la même voie
Oui mais l'enfant à horreur
De tout ce qui touche au droit
Le problème est résolu
Lorsque pour ses dix-sept ans
La mort vient à l'impromptu
Faucher ses jeunes parents
Jean-Baptiste alors s'engage
Dans un régiment royal
Du côté de Sassenage
Comme simple caporal
Il gravit les échelons
Jusqu'à ce qu'un beau matin
La grande Révolution
Accélère son destin
C'est un tel foudre de guerre
Il lui en faut toujours plus
Que le général Kléber
En fait son aide à Fleurus
Commandant, puis colonel
Il est bientôt général
Il n'a plus qu'un seul modèle
C'est le Petit Caporal
Il va combattre avec lui
Fort de vingt mille soldats
Dans le nord de l'Italie
Avec Lannes et Murat
En fructidor de l'an sept
Il entre au gouvernement
Pour en sortir en cinq sets
Sitôt brumaire suivant
Il se marie un beau jour
Avec l'ex de l'Empereur
Mais elle est folle d'amour
Du frère épris de sa sœur
Tout ça pour vous dire en bref
Que le roi de Napoli
Qu'est Bonaparte Joseph
Succède à Napo au lit
En l'année mil huit cent quatre
Maréchal est Jean-Baptiste
Puis notre homme va combattre
L'an d'après à Austerlitz
Il participe avec gloire
A la campagne de Prusse
Et de victoire en victoire
Il écrase l'armée Russe
Etant piteux à Wagram
Il est en semi-disgrâce
Jusqu'au jour où un quidam
Lui propose un deal cocasse
"Le vieux roi Charles de Suède
Qui n'a aucun héritier
Aimerait que lui succède
Un homme d'autorité
Qu'il soit aimé de la France
Proche de Napoléon
Mais qui en cas d'allégeance
Sache bien lui dire non"
Bernadotte étant cet homme
Accepte sans hésiter
Et ces messieurs de Stockholm
L'élisent dans la foulée
Très vite il se trouve à l'aise
A diriger le pays
Où le vieux roi Charles XIII
Quitte peu-à-peu la vie
Napoléon est radieux
Car son ancien général
Applique du mieux qu'il peut
Le blocus continental
Mais leur amitié s'estompe
A cause de la Norvège
Et leurs relations se rompent
Quand l'armée Française assiège
La Poméranie Suédoise
Le roi et Napoléon
Du passé font "table rase"
Comme on dit dans la chanson
A la tête d'une alliance
On le retrouve bientôt
Combattant contre la France
Défaisant les maréchaux
Puis Napoléon recule
Jusqu'aux portes de Paris
Où vaincu il capitule
Devant son ancien ami
Cet an mil huit cent quatorze
Il annexe la Norvège
Alors Charles Jean XIV
Est le surnom qu'il s'agrège
Lorsque l'Aigle est de retour
Et pour cent jours va lutter
Le nouveau roi, pour toujours
Garde sa neutralité
Quand vient la paix en Europe
Dans ses royaumes unis
Charles Jean y développe
Le commerce et l'industrie
Pendant près de vingt-cinq ans
Il fait prospérer la Suède
Et la Norvège s'entend
Quand à Stockholm il décède
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