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LEOPOL ET LA PAULE J'EXTRAPOLE

le dimanche 21 juin 2015, à 21:32. Posté par MELIFICA


LEOPOL

Un jour au Grand Guignol
Vint sur scène Léopol
Pour une histoire d'eau
Il prit des vacances au Château.

Le château du Roi
Est une tour à barbacane
Où l'on vous met en cabane
A Cahors c'est la Loi

Léopol le menuisier avait deux outils
Une ficelle et un fusil
La ficelle pour mesurer les morts
Le fusil pour conjurer le sort

Un jour pour le narguer
Le doigt sur la paupière
La Paule lui chantait
La gente très guerrière:

La bit auquel !
La bit auquel !
Tu l'a vu celui là !
Tu l'a vu celui là !

Quatre ans dans les tranchées
Plus rien ne le perturbait
Il mis une cartouche de sel
Et tira sans lire son missel

La poitrine bardée de médailles
Devant le juge et sans bataille
il ne dis rien il ne vis rien
de Paule que l'oeil vaurien.

Si au moins elle lui avait montré cul
Leopol ne serait pas allé en cellule.

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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
domidom le lundi 22 juin 2015, à 15:54
Après avoir passé quatre ans dans les tranchées, il ne devait plus craindre grand-chose, puisqu'il avait eu le bonheur d'échapper à la mitraille, il pouvait avoir la poitrine bardée de médailles, encore que, ce ne sont pas toujours ceux qui portent médailles et galons qui sont toujours les plus méritants.......
(Exception faite bien sûr)
Amitiés, Domie...

melifica le jeudi 04 mai 2017, à 19:53
Enfant je me souviens ,assis sur les marches du cimetière les anciens de quatorze parlaient gravement en patoi de leurs combats et même si le ciel était bleu d'une pureté sans égale une grande tristesse et parfois de grandes frayeurs semblaient dominer leurs conversations. C'est là avec eux et grace à eux que j'ai appris le patoi, cette langue dévalorisée par les gens du pays d'oil.
Ces hommes qui me semblaient vieux alors étaient plus jeunes que moi aujourd'hui et ils relataient des faits qu'ils avaient vécu et subit à vingt ans. Ces hommes là dont les tombes aujourd'hui portent sois la légion d'honneur sois la médaille militaires avaient avec l'expression de leurs grandes frayeurs des combats le visage de l'honneur.
Les médailles qu'ils ont recues ne sont pas le fruit du hassard mais de la fatalité de la vie.

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