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Galileo Galilei
Qu'on a surnommé Galilée
Est né à Pise en Italie
Ce qui fit son destin pencher
Vers l'astronomie, la physique
Le latin, le grec, la philo
Tant et si bien que dans sa clique
On le surnommait "le Cerveau"
A dix-sept ans il est célèbre
Pour avoir une loi trouvée
Car il va prouver par l'algèbre
Ce qu'Archimède avait pensé
A dix-neuf ans il récidive
Une autre thèse il trouve encore
Mais cette fois-ci le motive
La loi sur la "chute des corps"
A l'université de Pise
Où il est professeur de maths
Tous ses collègues le méprisent
Pour ses théories renégates
La république de Venise
Toujours en avance d'un coup
Propose au "Cerveau", sans surprise
Une chaire en fac à Padoue
C'est là qu'il poursuit sans entraves
Ses travaux sur la gravité
Appelés la "chute des graves"
Et qu'il faillit laisser tomber
Venise étant réputée pour
L'industrie du verre en Europe
Galilée y invente un jour
L'ancêtre de nos microscopes
L'an suivant, en mil six cent dix
Pour le combler de ses cadeaux
Le duc Côme de Médicis
Rappelle à Pise son héros
Jaloux que le duc le protège
Envieux de tous ses passe-droits
Il est dénoncé au Saint-Siège
Pour ses diaboliques exploits
Aussi les magistrats de Rome
Déclarent en mil six cent seize
Ses travaux idiots et le somment
De ne plus professer ses thèses
Pendant quinze ans il reste sage
Jusqu'au jour où déterminé
Il publie un étrange ouvrage
Sur la théorie des marées
L'idée d'une Terre sphérique
Est censurée par l'opinion
Et son concepteur hérétique
Déféré à l'Inquisition
Le procès vingt-deux jours durant
Fît du "Cerveau", un imbécile
Il s'abjura, mais "Et pourtant
Elle tourne", murmura-t-il
Lors le vieil homme est condamné
A un exil réparateur
Il vit ses dernières années
Sous l'œil du grand Inquisiteur
En mil six cent quarante-deux
Lorsque sa dernière heure sonne
On ne sait pourquoi le bon Dieu
Donne la naissance à Newton
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