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Pour la petite histoire, j’ai conçu ce poème sur une feuille A4 qui trainait dans ma besace depuis des lustres, je crois que c’est son côté « parchemin » sui m’a séduit, mais en vérité, elle ressemble plus à un vieux torchon croupi qu’à une feuille de papier vierge…
Qu’importe que la feuille soit froissée et salie,
Parce que sa forme encore demeure une guitare,
Où les mots viennent vibrer sous l’humeur d’un soir,
Où mon âme amoureuse, modèle un hallali!
Oui, passagère de mon bagage, sa blancheur aura vieilli,
Qu’elle soit un glaive rouillé, virginal de victoire,
N’empêche pas d’y traduire, la formule sylvestre de l’espoir,
Une étincelle de la plume et le brandon jaillit!
Alors que par l’horloge, nous domestiquons le temps,
Et faisons le voyage, jusqu’à nôtre prochain instant,
La feuille deviens bateau et nous voguons Ulysse.
Et puis ton pinceau lui insuffle les couleurs,
Alors que vers l’escale, nous dérivons sous la chaleur,
Les langueurs physique et les baisers fleurissent!…
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