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Monsieur Sambado ;
Vieil homme dont la vie est derrière lui,
Et bien assez tôt,
La mort l'emportera lui aussi.
Monsieur Sambado ;
A connu toutes les peines et les joies,
Son passé n'est qu'une grande rive,
Où stockent ses souvenirs en émois.
Ses années se sont vite consumées,
Son présent n'est plus que des cendres,
Et sa cigarette enfin terminée,
Monsieur n'a plus qu'à attendre.
Jadis, il pouvait voir les beautés du monde,
Nourrir son âme de diverses images,
Qui resteront gravées dans sa mémoire vagabonde,
Qu'il regardera page par page.
Aujourd'hui, ses yeux restent clos,
Le Noir est la dernière page de son histoire,
Mais monsieur Sambado
Peut toujours continuer à voir,
L'intérieur de son être oublié,
Un être vieilli et fatigué,
Qui constitue sa sagesse avant de mourir,
Avant de finir tel un souvenir.
Parfois, monsieur peine à guider ses pas,
Ses mains tâtonnent les murs de sa blanche maison,
Et, seul, il fait face à son désarroi,
Son corps devient alors une prison.
Un soir, des notes résonnent,
Le cœur alerte de Monsieur sonne,
Et d'une énergie désespérée,
Se lève pour une danse inespérée.
Sa femme fantôme est sa cavalière,
Et se noyant dans ses larmes salées
Monsieur danse ; le visage soudain éveillé
Par ce sourire dira-t-on sincère.
Enfin, la musique meurt,
Et ce soir, Monsieur meurt aussi,
Il lâche un dernier soupir et sans heure,
Quitte le chemin de la vie.
Ecrit le 25/10/11 à l'âge de 17 ans.
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