Mes poèmes - Livre d'or - Liens - Moi

 

Canicule

le dimanche 28 juin 2015, à 19:17. Posté par Pierre


    Trente degrés à l’ombre ! Ah ! je supporte mal
    L’agouante touffeur de cette canicule !
    C'est bien trop à mon goût, c’est même tropical !
    A l’abri du soleil, j’attends le crépuscule
    Pour retrouver l’influx de mon élan vital.

    Pour me vivifier, j’imagine et je vois
    Mille gouttes perler à la pointe des feuilles,
    Je sens l’eau d’un ruisseau couler entre mes doigts ;
    Empreinte du parfum subtil des chèvrefeuilles,
    Une sente m’emmène à l’abri d’un sous-bois.

    La frondaison m’accueille et m’offre sa fraîcheur ;
    Dessous une charmille, un lit de mousse tendre,
    Une alcôve secrète en un cadre enchanteur,
    Entrouvre son berceau, m’invitant à m’étendre
    Dans l’antre d’une nymphe au sourire aguicheur.

    Des merles ont pris peur, ils se sont envolés ;
    Un rayon de soleil se glisse entre les branches,
    Et danse autour de moi comme des feux follets,
    Macule mes habits de quelques taches blanches
    Et donne un peu de vie à ces lieux isolés.

    Et mon passé revient, pareil au mascaret
    Remontant le courant de ma ressouvenance,
    Comme on sent resurgir devant un vieux portrait
    Les souvenirs cachés au fond de notre enfance…
    Alors mon père est là, me contant la forêt.

<< Retour aux poèmes

 

commentaires ( 4 ) (Ajouter un commentaire)
Salus le dimanche 28 juin 2015, à 21:59

La perfection, qui vous honore, se doit d'interroger la diérèse : "enfouis" ?

Nemo le lundi 29 juin 2015, à 11:54
Oups ! Domi, j'ai effacé ton commentaire accidentellement. Mille excuses.
@Salus : merci beaucoup, petite distraction. "caché" prendra sa place...

Philip (HARDIN DE LUNE) le lundi 29 juin 2015, à 18:59
Si chaud en Wallonie ? Cela a été donc pour toi l'occasion de versifier tout cela, fort joliment, et puis, et puis, ton esprit a vagabondé pour remonter le temps. Cela donne un bien beau poème, Pierre. Amitiés. Philip.

Nemo le lundi 29 juin 2015, à 20:31
Merci, Philip, de t'être arrêté un instant sur mes pages. Tu sais, tout est relatif, chez nous dès qu'on dépasse 25° C. c'est la canicule ! Et surtout, tout est excuse à versifier...
Mais dans les jours qui viennent, je pense que je vais... ne rien faire !
Amitiés, Pierre.

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet