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C'est pour ,ne pas trop se laisser abattre,
Mais aussi bien sûr pour nourrir son âtre!
Que Roger,ce soir,s'est mis au boulot...
Il met en copeaux fayard et bouleau.
Il de prémunit,ne veut pas attendre
Que,soudainement,viennent le surprendre
La neige précoce et le rude hiver
Avec leurs glaçons et leur froid d'enfer.
Pour le coup de grâce,il serre le manche,
La cognée en l'air condamne la branche,
Le noeud vicieux exigeait le coin,
Il vole en éclats au coup de merlin.
Tout doucettement,s'élève la pile
D'éparts débités qu'en murs il empile,
L'effort prolongé permet le repos,
La pause-café qui vient à propos...
Au bras vigoureux,lourde est la cognée,
En prenant son temps,la coupe est gagnée.
La lame s'abat,le dernier rondin,
En deux demi-lunes,ouvre son écrin.
Un soleil discret sèchera la sève
Du bois condamné au feu qui l'achève!
Jean Alteroche
http://www.mespoemes.net/alto
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