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Je bénis ce joyau, ce feu qui me consume
Que de grâces ses yeux accordèrent à mon cœur,
Si de l'or il n'avait emprunté la splendeur
Je saurais m'en garder peut être je présume
Ainsi qu'un encrier, où mon âme s'allume
J'ai reçu ce soleil, ce pampre inspirateur
Point ternit par le temps, ne rêvant qu'à l’honneur
De ces astres jumeaux alimentant ma plume
Je ne puis sans trembler, soutenir ce flambeau
Tout comme messidor il est mon renouveau
Océan scintillant, couronne sans commune
J'ai compris mon bonheur, émouvant au grand jour
A l'ombre d'un minois éternisant l'amour
Un seul regard de lui su faire ma fortune
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