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Te souviens-tu ?

le mercredi 08 juillet 2015, à 19:14. Posté par Pierre


    Avertissement: Le texte qui suit est pure fiction ;
    toute ressemblance avec une personne existante serait
    pure coïncidence (quoi que...)
    --------------------------------------------------------------------------

    Des cerisiers en fleur, te souviens-tu ?
    Quand nous allions danser chaque dimanche
    Et que ma main frôlait de près ta hanche,
    Tu rougissais, Domi. T’en souviens-tu ?

    Plus tard, j’improvisais un impromptu,
    Une étreinte, un baiser… en avalanche ;
    Quant à déboutonner ta robe blanche…
    Tu t’inquiétais trop de ta vertu !

    Aujourd’hui, plus de bal, plus de cerises,
    Mais la vie a parfois de ces surprises :
    Je te retrouve enfin ; oui, c’est bien toi !

    On brûle bien souvent ce qu’on adore ;
    Cet adage pourtant n’est pas pour moi
    Car, ma Domi, tu sais, je t’aime encore.

    ------------------------------------------------- -

    Auguste Renoir
    Bal du moulin de la Galette, 1876, musée d'Orsay Paris.

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commentaires ( 6 ) (Ajouter un commentaire)
domi le mercredi 08 juillet 2015, à 21:07
ah mais ce n'est pas le poème "te souviens-tu"....
mais c'est très joli !
( nos amis vont se poser des questions malgré ton avertissement et moi je vais finir par rougir pour de bon :))))
un sonnet original, on ne sent même pas les rimes, bravissimo !
bisou

vio le mercredi 08 juillet 2015, à 21:50
Les dimanches de paille

Amours souvenez-vous
Des dimanches de paille
Où suants et rougeauds
Vous me couriez après
J’avais la jambe leste
Sous ma jupe plissée
Ou sous mon tablier
Sous l’arbre rafraîchi
Nous buvions le café
Un peu de vin sucré
Et vous tout égrillards
Flattiez mon teint de rose
Mes yeux mes cheveux noirs
Mon silence étonnant
Parfois le soir tombant
Je montais à moto
Ou dans la jeep de Jean
Mes talons à la main
Ma pièce de cinq francs
Et nous allions tourner
Sur le parquet dansant
L’accordéon chantait
Et vous à mon oreille
Disiez tu es si belle
Alors je m’échappais
Jusqu’au fossé ombreux
Attendant l’envolée
Des oiseaux affolés
Puis je me relevais
La tête bourdonnante
Et rentrais à pieds nus
Jusques à la maison
Me jetais sur mon lit
Les pieds sur la fenêtre
Et dormais en chansons
Jusqu’au matin levant.

Marine
15 mai 2011

Philip (JARDIN DE LUNE) le jeudi 09 juillet 2015, à 07:15
Goeden dag, Peter, bonjour Pierre.
Ah, Domi, pianiste saurait sans problème mettre un musique sur ce poème. On pourrait lui suggérer "Valses nobles et sentimentales" de Ravel (elle adore Ravel). Mais le morceau est trop enlevé et ne sied pas à ton poème. Le poème est très beau.
Je vais te faire enrager : d'une part, habitant à Paris, je vais souvent au musée d'Orsay et j'ai toujours l'occasion d'admirer le tableau de Renoir que tu as mis en illustration.
D'autre part, dans l'exercice de mon métier (en dehors du juridique) j'ai eu la chance de suivre il y a quelques années, l'opération de restauration des fresques géantes (tout un grand pan de mur) ornant le salon d'honneur de mon Hôtel de Ville (chez vous : la maison du Bourgmestre, Stadhuis) réalisées par un élève de Renoir : "le Bal du 14 juillet". Extraordinaire, Renoir et ses élèves utilisant les même modèles, y figure aussi en premier plan plusieurs femmes du tableau de Renoir dont celle qui a une robe à rayures bleues et celle qui lui tient l'épaule. Ces toiles sont inscrites à l'inventaire du mobilier des Monuments Historiques. Dont ce poème, m'a rappelé bien des choses, également. Amitiés, Pierre. Philip.

domi le vendredi 10 juillet 2015, à 21:35
oui Philip, moi je n'ai vu qu'une fois ce tableau au musée d'Orsay, et aucune reproduction ne peut rendre le brillant de cette robe à rayures qui est extraordinaire, sublime !
c'est peut-être le tableau de Renoir qui rend le moins bien en reproduction alors que c'est peut-être son plus beau !!!
bises à vous deux.

domi le vendredi 10 juillet 2015, à 21:39
Pierre...
et malgré la splendeur du premier plan c'est bien le couple avec la femme en robe blanche, dans leur halo de lumière, qui est le sujet de la toile et que tu traites dans ton poème...

Philip (JARDIN DE LUNE) le dimanche 12 juillet 2015, à 10:25
Pour DOMI : oui tu as tout à fait raison, pour ce tableau de Renoir, il n'y a "qu'en vrai" que l'on peut apprécier le brillant de cette robe à rayure. Quel éclat ! Dans un genre différent, c'est exactement pareil pour la dentelle des femmes sur le Printemps de Botticelli, quand on voit l'original au Musée des Offices à Florence. Et peut-être quand on entend le Clavecin bien tempéré joué sur un synthétiseur par David Guetta (là j'imagine !!!!). Bises. Philip.

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