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Je n’oublierai jamais cette nuit, la première
Où tu t’es endormie au creux de mon amour ;
Une lueur sélène enrobe le contour
De ton corps alangui, d’un halo de lumière.
Tu te tournes vers moi, doucement tu t’étires,
Moi, je n’ose bouger de peur de t’éveiller,
Tes cheveux étalés tapissent l’oreiller,
Du fond de ton sommeil, tu m’offres tes sourires.
Fasse que chaque instant puisse durer une heure,
Et chaque heure une année au goût d’éternité,
Pourtant j’en crains la fin car ai-je mérité
Que tel enchantement de son aile m’effleure ?
Quand l’aube arrive enfin, je pose sur ta lèvre
La plume d’un baiser ; tu glisses sous les draps
Pour venir à nouveau te blottir dans mes bras
Et répondre à l’appel du désir qui m’enfièvre.

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