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Les miroirs de la ville à plonger dans le ciel,
Le marbre après la pluie, les bassins en peinture,
Comme décomposés en héliogravure
Pour tous ceux dont la nuit n’atteint pas le sommeil ;
Les pas sur le pavé résonnent des extases,
L’atmosphère est glacée tel un assassinat ;
Et le sang dans les rues et les mots dans les phrases
Sont autant de couleurs de nos paranoïas ;
L’illusion sans douleur, la foule en idolâtre,
Assis au même banc depuis l’éternité,
Ou peut-être au début, la fontaine ombragée
Des éclats de survie sur les statues d’albâtre ;
Dans les regards furtifs des fantômes qui passent,
S’alourdit la lueur des désirs immobiles,
Car nos réalités sont des vierges graciles
Même quand l’âme fuit et les vitres se cassent.
Nephtys
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